Donjon et Jardin

 

« Le Vieux Pêcheur Oublieux » de Gotlib 27 juillet, 2021

Classé dans : La Bibliothèque,La Bretagne,Smile — donjonetjardin @ 7:19

Pendant notre séjour en Bretagne, j’ai souvent pensé à cette planche du Tome 3 de la Rubrique à Brac :

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On pourra remarquer que le livre a beaucoup de vécu parce que j’ai lu et relu toute la série et Arthur aussi!  

Ker-yay!

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Le Roi n’avait pas ri, Guillaume Meurice 3 mai, 2021

Classé dans : La Bibliothèque — donjonetjardin @ 11:00

Guillaume Meurice, je le connais de France Inter, et j’aime beaucoup l’entendre.

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Il est chroniqueur radio, comédien et écrivain. Son deuxième livre s’intitule Le Roi n’avait pas ri et il a fait mon bonheur!

MEURICE-Le-Roi-HD Lire dans La Bibliothèque

Ça raconte l’histoire de Triboulet, bouffon de Louis XII et François Ier (et oui, même si, pour se mettre à la portée du plus grand nombre, les musées renoncent à utiliser les chiffres romains, je ferai de la résistance!).

Voici ce qu’en dit la 4ème de couverture :

Triboulet fut le difforme et volubile bouffon de Louis XII et François Ier. À travers sa vie de frasques et de facéties, il testa chaque instant les limites de sa liberté. Jusqu’à… la blague de trop.
Le pouvoir tolère-t-il vraiment le rire ? Lorsqu’elle est permise par un roi, l’irrévérence fait-elle révérence ?
L’ascension et la chute de Triboulet, racontée par un bouffon du XXIe siècle.

Les magazines valident :
« Une réflexion savoureuse sur le rire et le pouvoir. » Le Parisien

« Un roman aussi savoureux que caustique. » Paris Match

« ELLE. Dans la lignée de Rabelais, Victor Hugo, Verdi, Méliès, vous vous attachez à Triboulet. Pourquoi ?     

GUILLAUME MEURICE. Parce que son positionnement m’intéresse. Dans l’ombre du pouvoir, aux premières loges. Il pouvait critiquer le roi à loisir, s’en moquer, pousser les limites de sa liberté. Toute ressemblance avec un humoriste de France Inter n’est pas fortuite.

ELLE. Quel était son rôle ?

G.M. Triboulet permettait sans doute au roi de montrer à sa cour à quel point il était magnanime. Le roi seul incarnait le droit aux sarcasmes et à la critique. En revanche, s’il ne riait pas, Triboulet risquait sa tête sur-le-champ. Pratique.           

ELLE. Est-ce qu’il pouvait tout dire ?

G.M. En théorie, il pouvait tout se permettre, non seulement envers le roi mais aussi envers les courtisans. Et c’est surtout ceux-là qui le craignaient ! On peut imaginer un roi satisfait de voir son bouffon remettre à leur place quelques figures trop ambitieuses. (…)  » Elle

Que vous aimiez l’histoire, les puissants ou simplement rire, je ne saurais trop vous conseiller de lire ce livre dont le contenu est très intéressant mais qui est surtout porté par un super style (par exemple, j’ai lu le Goncourt : L’Anomalie d’Hervé Le Tellier ; et bien, j’ai trouvé l’histoire passionnante, mais je n’ai pas du tout accroché avec le style. Désolée pour tous les fans de cet ouvrage).

Lire, c’est bon pour la santé selon un dicton populaire… Et, en cette période complexe où se déplacer continue d’être une prise de risque, lire, c’est la meilleure façon de s’évader…

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« Il est Dieu, et Il me ressemble » 25 décembre, 2020

Classé dans : La Bibliothèque — donjonetjardin @ 17:21

Des prêtres prisonniers demandent à Jean-Paul Sartre, prisonnier depuis quelques mois avec eux, de rédiger une petite méditation pour la veillée de Noël. Sartre, l’athée, accepte.

La Vierge est pâle et elle regarde l’enfant. Ce qu’il faudrait peindre sur son visage, c’est un émerveillement anxieux, qui n’apparut qu’une seule fois sur une figure humaine, car le Christ est son enfant, la chair de sa chair et le fruit de ses entrailles. Elle l’a porté neuf mois. Elle lui donna le sein et son lait deviendra le sang de Dieu. Elle le serre dans ses bras et elle dit : « mon petit » !

Mais à d’autres moments, elle demeure toute interdite et elle pense : « Dieu est là », et elle se sent prise d’une crainte religieuse pour ce Dieu muet, pour cet enfant, parce que toutes les mères sont ainsi arrêtées par moment, par ce fragment de leur chair qu’est leur enfant, et elles se sentent en exil devant cette vie neuve qu’on a faite avec leur vie et qu’habitent les pensées étrangères.

Mais aucun n’a été plus cruellement et plus rapidement arraché à sa mère, car Il est Dieu et Il dépasse de tous côtés ce qu’elle peut imaginer. Et c’est une rude épreuve pour une mère d’avoir crainte de soi et de sa condition humaine devant son fils. Mais je pense qu’il y a aussi d’autres moments rapides et glissants où elle sent à la fois que le Christ est son fils, son petit à elle et qu’il est Dieu. Elle le regarde et elle pense : « ce Dieu est mon enfant ! Cette chair divine est ma chair, Il est fait de moi, Il a mes yeux et cette forme de bouche, c’est la forme de la mienne. Il me ressemble, Il est Dieu et Il me ressemble ». Bariona ou le Fils du tonnerre, Jean-Paul Sartre, 1940

Source : Padreblog

La Crèche

Hier soir, les garçons sont restés debout jusqu’à minuit pour mettre le Petit Jésus dans la crèche de la maison. Ce matin (oui, parce que, moi, je dormais depuis pas mal de temps déjà…), Robin m’a dit : « Tu vois, on n’a pas perdu de vue l’essentiel ». J’aime.

Que la Grâce de Noël touche tous les cœurs!

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Margaret Atwood sur France Inter 23 octobre, 2019

Classé dans : La Bibliothèque,Un monde juste vert — donjonetjardin @ 12:36

Quel bonheur d’écouter cette interview!

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Elle est toujours aussi géniale à mes yeux!

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L’enfer au cœur de la Cathédrale 16 avril, 2019

Classé dans : La Bibliothèque,Paris — donjonetjardin @ 18:50

 

L'enfer au cœur de la Cathédrale dans La Bibliothèque photo-bertrand-guay-afp-1555366980

Source : L’Est Républicain

« Tous les yeux s’étaient levés vers le haut de l’église. Ce qu’ils voyaient était extraordinaire. Sur le sommet de la galerie la plus élevée, plus haut que la rosace centrale, il y avait une grande flamme qui montait entre les deux clochers avec des tourbillons d’étincelles, une grande flamme désordonnée et furieuse dont le vent emportait par moments un lambeau dans la fumée. Au-dessous de cette flamme, au-dessous de la sombre balustrade à trèfles de braise, deux gouttières en gueules de monstres vomissaient sans relâche cette pluie ardente qui détachait son ruissellement argenté sur les ténèbres de la façade inférieure. A mesure qu’ils approchaient du sol, les deux jets de plomb liquide s’élargissaient en gerbes, comme l’eau qui jaillit des mille trous de l’arrosoir. Au-dessus de la flamme, les énormes tours, de chacune desquelles on voyait deux faces crues et tranchées, l’une toute noire, l’autre toute rouge, semblaient plus grandes encore de toute l’immensité de l’ombre qu’elles projetaient jusque dans le ciel. Leurs innombrables sculptures de diables et de dragons prenaient un aspect lugubre. La clarté inquiète de la flamme les faisait remuer à l’œil. Il y avait des guivres qui avaient l’air de rire, des gargouilles qu’on croyait entendre japper, des salamandres qui soufflaient dans le feu, des tarasques qui éternuaient dans la fumée. Et parmi ces monstres ainsi réveillés de leur sommeil de pierre par cette flamme, par ce bruit, il y en avait un qui marchait et qu’on voyait de temps en temps passer sur le front ardent du bûcher comme une chauve-souris devant une chandelle. »

Victor Hugo, Notre-Dame de Paris, livre X, chapitre IV, 1831.

Être branchée. .. dans Hypertension Artérielle Pulmonaire 522284

 

 

« Vous êtes fous d’avaler ça! », Christophe Brusset 16 octobre, 2018

Classé dans : La Bibliothèque — donjonetjardin @ 20:53

Je viens de finir le livre de Christophe Brusset : Vous êtes fous d’avaler ça!

Voici la 4ème de couverture : « Matières premières avariées, marchandises trafiquées, contrôles d’hygiène contournés, Christophe Brusset dénonce les multiples dérives dont il est, depuis vingt ans, le complice ou le témoin dans les coulisses de l’industrie agroalimentaire. A 44 ans, cet ingénieur de haut niveau devenu dirigeant au sein de groupes internationaux a décidé de « faire son devoir » et de briser la loi du silence. Piment indien rempli de crottes de souris, thé vert de Chine bourré de pesticides, faux safran marocain, viande de cheval transformée en boeuf, confiture de fraises sans fraises, origan coupé aux feuilles d’olivier : les arnaques qu’il révèle sont nombreuses, mais ses conseils rassemblés dans son « guide de survie en magasin » devraient vous permettre d’en déjouer la plupart ! Christophe Brusset raconte la course de vitesse planétaire entre fraudeurs pour fournir aux industriels des matières premières toujours moins chères. Son récit effarant est une plongée saisissante et pleine d’humour dans un monde sans foi ni loi. »

Et j’ai adoré . Je l’ai dévoré . Je ne peux pas dire « avec gourmandise » parce que ce que j’y ai lu m’a souvent soulevé le cœur. Mais ça donne plein d’informations,  de conseils et d’armes pour faire ses courses dans les meilleures conditions et faire en sorte de moins s’empoisonner en mangeant. 

Vous avez peut-être vu Christophe Brusset dans Quotidien jeudi dernier :

Son discours est clair et s’appuie sur son expérience. Ma prochaine étape, le volume qu’il a sorti la semaine dernière :

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Il apporte des outils de consommation indispensables. Je conseille, sans modération !!!!

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« Chambre avec vue », E. M Forster et James Ivory 29 août, 2018

Classé dans : La Bibliothèque,La Boîte à  images — donjonetjardin @ 13:35

Je viens de finir le livre de Forster, A Room with a View (Avec Vue sur l’Arno en français) et j’ai vraiment beaucoup aimé. C’est très drôle et plein de traits très bien vus.

Vous pouvez en trouver une version pour les liseuses ici : Projet Gutenberg

Il s’agit de l’histoire de Lucy qui séjourne à Florence avec son chaperon Charlotte et qui est déçue de ne pas avoir une chambre avec vue sur l’Arno. De cet incident sans envergure naît une interaction avec un binôme père-fils, les Emerson, qui prône un mode de vie beaucoup plus libre que celui de Lucy. A son retour en Angleterre, Lucy doit choisir entre son fiancé, Cecil et George Emerson.

J’avais déjà vu l’adaptation de James Ivory, c’est un de mes films préférés. Il date de 1986.

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A la bande annonce officielle, j’ai préféré ce montage mettant en avant la musique et ne racontant pas autant l’histoire.

J’aime tout dans ce film, du jeu des acteurs aux panneaux raffinés qui situent l’action. Le casting est génial. 

Vraiment, c’est une adaptation très réussie!!!

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Derniers mots 8 décembre, 2017

Classé dans : La Bibliothèque — donjonetjardin @ 19:17

Jean d’Ormesson a laissé à sa fille Heloise ses dernières traces d’encre:

« Une beauté pour toujours. Tout passe. Tout finit. Tout dispa­raît. Et moi qui m’ima­gi­nais devoir vivre pour toujours, qu’est-ce que je deviens ? Il n’est pas impos­si­ble… Mais que je sois passé sur et dans ce monde où vous avez vécu est une vérité et une beauté pour toujours et la mort elle-même ne peut rien contre moi « . (Source : Gala)

Je trouve que c’est d’une grande beauté.

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La Servante Ecarlate à Paris 22 juin, 2017

Classé dans : La Bibliothèque — donjonetjardin @ 13:44

Emma Watson a caché une centaine d’exemplaires de la Servante Ecarlate,  le roman de Margaret Atwood que j’adore! 

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Source : le Figaro

J’espère qu’elle ne recevra pas une amende comme on l’a déjà vu!

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« Ceux qui vivent », Victor Hugo 18 mai, 2017

Classé dans : La Bibliothèque — donjonetjardin @ 12:15

J’aime beaucoup ce poème. ..

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Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent ; ce sont
Ceux dont un dessein ferme emplit l’âme et le front.
Ceux qui d’un haut destin gravissent l’âpre cime.
Ceux qui marchent pensifs, épris d’un but sublime.
Ayant devant les yeux sans cesse, nuit et jour,
Ou quelque saint labeur ou quelque grand amour.
C’est le prophète saint prosterné devant l’arche,
C’est le travailleur, pâtre, ouvrier, patriarche.
Ceux dont le coeur est bon, ceux dont les jours sont pleins.
Ceux-là vivent, Seigneur ! les autres, je les plains.
Car de son vague ennui le néant les enivre,
Car le plus lourd fardeau, c’est d’exister sans vivre.
Inutiles, épars, ils traînent ici-bas
Le sombre accablement d’être en ne pensant pas.
Ils s’appellent vulgus, plebs, la tourbe, la foule.
Ils sont ce qui murmure, applaudit, siffle, coule,
Bat des mains, foule aux pieds, bâille, dit oui, dit non,
N’a jamais de figure et n’a jamais de nom ;
Troupeau qui va, revient, juge, absout, délibère,
Détruit, prêt à Marat comme prêt à Tibère,
Foule triste, joyeuse, habits dorés, bras nus,
Pêle-mêle, et poussée aux gouffres inconnus.
Ils sont les passants froids sans but, sans noeud, sans âge ;
Le bas du genre humain qui s’écroule en nuage ;
Ceux qu’on ne connaît pas, ceux qu’on ne compte pas,
Ceux qui perdent les mots, les volontés, les pas.
L’ombre obscure autour d’eux se prolonge et recule ;
Ils n’ont du plein midi qu’un lointain crépuscule,
Car, jetant au hasard les cris, les voix, le bruit,
Ils errent près du bord sinistre de la nuit.

Quoi ! ne point aimer ! suivre une morne carrière
Sans un songe en avant, sans un deuil en arrière,
Quoi ! marcher devant soi sans savoir où l’on va,
Rire de Jupiter sans croire à Jéhova,
Regarder sans respect l’astre, la fleur, la femme,
Toujours vouloir le corps, ne jamais chercher l’âme,
Pour de vains résultats faire de vains efforts,
N’attendre rien d’en haut ! ciel ! oublier les morts !
Oh non, je ne suis point de ceux-là ! grands, prospères,
Fiers, puissants, ou cachés dans d’immondes repaires,
Je les fuis, et je crains leurs sentiers détestés ;
Et j’aimerais mieux être, ô fourmis des cités,
Tourbe, foule, hommes faux, coeurs morts, races déchues,
Un arbre dans les bois qu’une âme en vos cohues !

Victor Hugo, Les Châtiments 

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