Donjon et Jardin

 

« Charly 9″, Jean Teulé 10 juin, 2011

Classé dans : La Bibliothèque — donjonetjardin @ 8:10

Je viens de terminer la lecture de Charly 9, ouvrage de Jean Teulé. Voici la présentation de l’éditeur :

Présentation de l’éditeur

Charles IX fut de tous nos rois de France l un des plus calamiteux.
A 22 ans, pour faire plaisir à sa mère, il ordonna le massacre de la Saint Barthélemy qui épouvanta l Europe entière. Abasourdi par l énormité de son crime, il sombra dans la folie. Courant le lapin et le cerf dans les salles du Louvre, fabriquant de la fausse monnaie pour remplir les caisses désespérément vides du royaume, il accumula les initiatives désastreuses.
Transpirant le sang par tous les pores de son pauvre corps décharné, Charles IX mourut à 23 ans, haï de tous.
Pourtant, il avait un bon fond.

 

Et voici ce qu’en dit l’auteur:

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Mon avis :

C’est une des premières fois que j’achète un succès de librairie. D’habitude, je m’en méfie, surtout quand ils sont couverts d’éloges par la critique. Je n’ai pas du tout accroché avec le style de Jean Teulé et cette lecture m’a été assez pénible. Je reconnais que ce court ouvrage est sous-tendu d’une grande documentation, mais l’écriture, la manière de raconter et les dialogues m’ont arrêtée. Je n’adhère pas à ce livre et vous conseille de le feuilleter avant de le lire et ne pas vous contenter de la jaquette.

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Ophélie : des fleurs, de l’eau et plouf… 25 mai, 2011

Classé dans : La Bibliothèque,La Galerie d'art — donjonetjardin @ 8:27

Mettons-nous bien d’accord, je voudrais parler de l’héroïne de Shakespeare, et pas de la chanteuse :

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Ophélie Winter au festival de Cannes en 1997

Source : Wikipedia

Ophélie est un des personnages de la pièce Hamlet (1601). Vous connaissez, Hamlet :

« Etre ou ne pas être, telle est la question » ou « Il y a quelque chose de pourri au royaume de Danemark. »

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La Grande Traversée, Øbsen, p45

Source : Les Allusions dans Astérix

Voici un petit film qui résume le propos de la pièce (attention, c’est en anglais) :

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« Le roi du Danemark, le père d’Hamlet, est mort récemment ; son frère Claudius l’a remplacé comme roi et, moins de deux mois après, a épousé Gertrude, la veuve de son frère. Le spectre du roi apparaît alors et révèle à son fils qu’il a été tué par Claudius. Hamlet doit venger son père et, pour mener à bien sa tâche, simule la folie. Mais il semble incapable d’agir et, devant l’étrangeté de son comportement, l’on en vient à se demander dans quelle mesure il a conservé sa raison. On met cette folie passagère sur le compte de l’amour qu’il porterait à Ophélie, fille de Polonius, chambellan et conseiller du roi. » Wikipedia

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Ophelia, John William Waterhouse, 1894

 Ophelie est une jeune noble du royaume du Danemark, fille de Polonius, soeur de Laërte et qui entretient une relation amoureuse avec Hamlet, bien qu’un mariage semble être impossible. 

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Ophelia, Pierre Auguste Cot, 1870

« Hamlet éconduit Ophélie pour accréditer sa propre folie. La mort de son père ajoutée à sa peine de cœur rend la jeune fille folle et elle se noie dans un ruisseau. Ne pouvant déterminer si sa mort est accidentelle ou si la jeune fille s’est noyée ou si elle a été assassinée, son corps est enterré en terre consacrée. Lors de l’enterrement, Hamlet se penche sur le corps de sa bien-aimée et pleure sa mort, ultime preuve de son amour. » Wikipedia

Acte IV, scène VII (extrait)

Le roi. – ……Qu’est-ce donc ma douce reine?

La reine. – Un malheur marche sur les talons d’un autre, tant ils se suivent de près. Votre soeur est noyée Laërte.

Laërte. – Noyée ? Où donc ?

La reine. – Il y a au bord d’un ruisseau un saule qui mire ses feuilles argentées dans l’onde transparente. C’est là qu’elle s’en vint portant de folles guirlandes, de renoncules, d’orties, de pâquerettes et de ces longues fleurs pourpres que nos bergers rustauds appellent pattes- de- loup. Là tandis qu’elle grimpait pour suspendre aux rameaux inclinés sa couronne de fleurs, une branche envieuse s’est cassée, et ses trophées champêtres, comme elle-même, tombèrent dans le ruisseau en pleurs. Ses vêtements se sont étalés, et un moment ils la soutinrent telle une sirène, cependant qu’elle chantait des bribes de vieux airs, comme insensible à sa détresse ou comme une créature née et faite pour cet élément. Mais cela ne put durer longtemps. Ses vêtements enfin, lourds de ce qu’ils avaient bu, entraînèrent la pauvrette de son doux chant à une mort fangeuse.

Laërte. – Hélas ! Elle est donc noyée? 

La reine. – Noyée, noyée.

Laërte. – Tu n’as que trop d’eau , pauvre Ophélie, et je retiens mes larmes. Et pourtant nous sommes ainsi faits, la nature suit son cours quoi qu’en dise la pudeur. Quand ces pleurs auront coulé, ce qui est femme en moi sera satisfait. Adieu, monseigneur. J’ai des paroles de feu qui jetteraient des flammes, mais cette folle douleur les éteint.  

Source : Citadelles

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Ophelie, Millais, 1851

Pour la petite histoire de cette peinture, Elizabeth Siddal, le modèle de 19 ans, a posé, habillée dans une baignoire pendant de longues heures, en plein hiver, ce qui lui valut d’être bien malade. Son père envoya la note des médicaments à Millais.

Ophélie est souvent représentée avec des fleurs, elle était en train d’en ramasser lors de son décès :

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Ophélie, Ernest Hébert

On retrouve Ophélie devant les cameras de nombreux réalisateurs comme Laurence Olivier en 1948 (Hamlet) :

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Jean Simmons, Hamlet, Laurence Olivier, 1948

Source : Mary Quite Contrary

(anecdote : Eileen Herlie qui jouait la mère d’Hamlet avait 30 ans lors du tournage et Laurence Olivier qui jouait le rôle titre en avait 41.)

Voici la bande annonce du Hamlet de Zeffirelli en 1990 :

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Avec Helena Bonham Carter dans le rôle d’Ophélie.

Les images liées à Ophelia, glissant sur l’onde ont marqué les esprits et n’ont pas échappé au Danois lars von Trier, dans son dernier film Melancholia, dans lequel on peut admirer une Kirsten Dunst en robe de mariée flottant sur l’eau :

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Source : au féminin.com

Un peu comme un clin d’oeil intertextuel, on retrouve le personnage d’Ophélie, et plus particulièrement Ophélie morte, dans l’oeuvre de Rimbaud « Ophélie » in Poésie (1870) :

I

Sur l’onde calme et noire où dorment les étoiles,
La blanche Ophélia flotte comme un grand lys,
Flotte très lentement, couchée en ses longs voiles…
− On entend dans les bois lointains des hallalis…

Voici plus de mille ans que la triste Ophélie
Passe, fantôme blanc, sur le long fleuve noir ;
Voici plus de mille ans que sa douce folie
Murmure sa romance à la brise du soir.

Le vent baise ses seins et déploie en corolle
Ses longs voiles bercés mollement par les eaux ;
Les saules frissonnants pleurent sur son épaule,
Sur son grand front rêveur s’inclinent les roseaux.

Les nénuphars froissés soupirent autour d’elle ;
Elle éveille parfois, dans un aune qui dort,
Quelque nid, d’où s’échappe un petit frisson d’aile.
− Un chant mystérieux tombe des astres d’or.

II

O pâle Ophélia ! belle comme la neige !
Oui, tu mourus, enfant, par un fleuve emporté !
− C’est que les vents tombant des grands monts de Norwège
T’avaient parlé tout bas de l’âpre liberté !

C’est qu’un souffle inconnu, fouettant ta chevelure,
À ton esprit rêveur portait d’étranges bruits ;
Que ton cœur écoutait la voix de la Nature
Dans les plaintes de l’arbre et les soupirs des nuits !

C’est que la voix des mers, comme un immense râle,
Brisait ton sein d’enfant, trop humain et trop doux ;
C’est qu’un matin d’avril, un beau cavalier pâle,
Un pauvre fou s’assit, muet, à tes genoux !

Ciel ! Amour ! Liberté ! Quel rêve, ô pauvre Folle !
Tu te fondais à lui comme une neige au feu.
Tes grandes visions étranglaient ta parole :
− Un Infini terrible effara ton œil bleu !

III

− Et le Poète dit qu’aux rayons des étoiles
Tu viens chercher, la nuit, les fleurs que tu cueillis ;
Et qu’il a vu sur l’eau, couchée en ses longs voiles,
La blanche Ophélia flotter, comme un grand lys.

Pour en revenir à mon titre, Ophélie était amoureuse, mais Hamlet a tué son père et semble devenir fou… Autant aller cueillir quelques fleurs pour se changer les idées… Lalalaschtroumpflala… et plouf… Comme quoi, ça peut être super dangereux de cueillir des fleurs! Moi, je dis ça, je dis rien…

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« Corne de brume », Michel Caffier 14 mai, 2011

Classé dans : La Bibliothèque — donjonetjardin @ 10:42

Je suis partie en vacances sans livre et j’étais désespérée de me retrouver autant désemparée…

Mon gentil petit mari a profité d’un de nos arrêts pour m’offrir Corne de Brume de Michel Caffier (Calmann-Lévy).

En voici la 4ème de couverture :

La fin d’un monde, celui de Germaine, fille de marin dans le premier port de pêche d’Europe.

À travers la destinée de Germaine, fille d’un patron de pêche dans la France de l’entre-deux-guerres, Michel Caffier nous fait vivre au rythme des rêves et des épreuves d’une ville pittoresque, pleine de vie et de traditions, qui était alors l’un des plus grands ports d’Europe, Boulogne-sur-Mer : microcosme fourmillant où se côtoyaient pêcheurs de la Baltique et paysans de la côte d’Opale, voyageurs en escale des paquebots transatlantiques et ouvriers de la métallurgie, Anglais en goguette amenés par les ferries et pèlerins de Notre-Dame de Boulogne affluant de tout l’hexagone.
La grande fête de 1936 fait oublier un temps la montée des périls européens à Germaine, engagée avec passion dans la vie de sa cité. Accueillis à bras ouverts, républicains espagnols et réfugiés politiques fuyant l’Allemagne nazie annoncent pourtant la catastrophe qui ravagera la ville…

Mon avis :

C’est un ouvrage très documenté, peut-être trop. Le style est parfois desservi par la volonté de donner beaucoup d’informations. Les personnages sont attachants, mais manquent un peu d’épaisseur. Ce livre mériterait un cahier central de photos pour mettre des images précises sur les mots.

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« Circus », Mélanie Laurent 3 mai, 2011

Classé dans : Chanson,La Bibliothèque,Le Salon de musique,Textes — donjonetjardin @ 9:17

Hier soir, j’ai regardé (comme souvent) le Grand Journal, et j’ai entendu Mélanie Laurent chanter. C’était « Circus »

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Vous imaginez bien que cette chanson m’a touchée, et ce, à plusieurs titres. D’abord à cause du sujet abordé : la maladie, la perte… Mais aussi parce qu’elle m’a renvoyée à Lamartine (et oui, amis élèves, ça s’écrit en un seul mot, rien à voir avec La Martine qui amène les vaches au pré! Enfin, bon, je m’égare!) et à son « Lac » des Méditations Poétiques (1820) :

« Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages,
Dans la nuit éternelle emportés sans retour,
Ne pourrons-nous jamais sur l’océan des âges
Jeter l’ancre un seul jour ?

Ô lac ! l’année à peine a fini sa carrière,
Et près des flots chéris qu’elle devait revoir,
Regarde ! je viens seul m’asseoir sur cette pierre
Où tu la vis s’asseoir !

Tu mugissais ainsi sous ces roches profondes,
Ainsi tu te brisais sur leurs flancs déchirés,
Ainsi le vent jetait l’écume de tes ondes
Sur ses pieds adorés.

Un soir, t’en souvient-il ? nous voguions en silence ;
On n’entendait au loin, sur l’onde et sous les cieux,
Que le bruit des rameurs qui frappaient en cadence
Tes flots harmonieux.

Tout à coup des accents inconnus à la terre
Du rivage charmé frappèrent les échos ;
Le flot fut attentif, et la voix qui m’est chère
Laissa tomber ces mots :

« Ô temps ! suspends ton vol, et vous, heures propices !
Suspendez votre cours :
Laissez-nous savourer les rapides délices
Des plus beaux de nos jours !

« Assez de malheureux ici-bas vous implorent,
Coulez, coulez pour eux ;
Prenez avec leurs jours les soins qui les dévorent ;
Oubliez les heureux.

« Mais je demande en vain quelques moments encore,
Le temps m’échappe et fuit ;
Je dis à cette nuit : Sois plus lente ; et l’aurore
Va dissiper la nuit.

« Aimons donc, aimons donc ! de l’heure fugitive,
Hâtons-nous, jouissons !
L’homme n’a point de port, le temps n’a point de rive ;
Il coule, et nous passons ! »

Temps jaloux, se peut-il que ces moments d’ivresse,
Où l’amour à longs flots nous verse le bonheur,
S’envolent loin de nous de la même vitesse
Que les jours de malheur ?

Eh quoi ! n’en pourrons-nous fixer au moins la trace ?
Quoi ! passés pour jamais ! quoi ! tout entiers perdus !
Ce temps qui les donna, ce temps qui les efface,
Ne nous les rendra plus !

Éternité, néant, passé, sombres abîmes,
Que faites-vous des jours que vous engloutissez ?
Parlez : nous rendrez-vous ces extases sublimes
Que vous nous ravissez ?

Ô lac ! rochers muets ! grottes ! forêt obscure !
Vous, que le temps épargne ou qu’il peut rajeunir,
Gardez de cette nuit, gardez, belle nature,
Au moins le souvenir !

Qu’il soit dans ton repos, qu’il soit dans tes orages,
Beau lac, et dans l’aspect de tes riants coteaux,
Et dans ces noirs sapins, et dans ces rocs sauvages
Qui pendent sur tes eaux.

Qu’il soit dans le zéphyr qui frémit et qui passe,
Dans les bruits de tes bords par tes bords répétés,
Dans l’astre au front d’argent qui blanchit ta surface
De ses molles clartés.

Que le vent qui gémit, le roseau qui soupire,
Que les parfums légers de ton air embaumé,
Que tout ce qu’on entend, l’on voit ou l’on respire,
Tout dise : Ils ont aimé ! »

…Enfin, Mélanie Laurent m’a touchée par sa sensibilité et son choix de chanson pour cette heure de grosse diffusion. J’espère qu’elle vivra avec zénitude son rôle de maîtresse de cérémonie du Festival de Cannes 2011 (du 11 au 22 mai).

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« La Monja Gitana », Federico Garcia Lorca 28 avril, 2011

Classé dans : La Bibliothèque — donjonetjardin @ 13:58

La monja gitana

Silencio de cal y mirto.

Malvas en las hierbas finas.

La monja borda alhelíes

Sobre la teja pajiza.

Vuelan en la araña gris,

Siete pájaros del prisma.

La iglesia gruñe lejos

Como un oso panza arriba.

¡Qué bien borda! ¡Con qué gracia!

Sobre la teja pajiza,

Ella quisiera bordar

Flores de su fantasía.

¡Que girasol! ¡Que magnolia

de lentejuelas y cintas!

¡Que azafranes y que lunas,

en el mantel de la misa!

Cinco toronjas se endulzan

En la cercana cocina.

Las cinco llagas de cristo

Cortadas en Almería.

Por los ojos de la monja

Galopan dos caballistas.

Un rumor último y sordo

Le despega la camisa,

Y al mirar nubes y montes

En las yertas lejanías.

Se quiebra su corazón

De azúcar y yerbaluisa.

¡Ho!, qué llanura empinada

con veinte soles arriba.

¡Qué ríos puestos de pie

vislumbra su fantasía!

Pero sigue con sus flores,

Mientras que de pie, en la brisa,

La luz juega al ajedrez

Alto de la celosía.

Federico García Lorca, Romancero gitan

Vous pouvez en lire une traduction en suivant ce lien : Magazine Culture

Pour ceux qui connaissent la chanson « Madeleine » de Cabrel, moi j’y pense chaque fois que je lis ce poème.

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Edouard Glissant est mort, un siècle a disparu… 4 février, 2011

Classé dans : La Bibliothèque — donjonetjardin @ 18:24

Edouard Glissant est mort, et je suis bien triste.

Edouard Glissant est mort, un siècle a disparu... dans La Bibliothèque edouard_glissant_article_big

Edouard Glissant

Source : Gala

Cet auteur que j’ai appris à connaître à la fac, en Lettres Modernes, dans l’UV « Amériques Romanesques » de Mme Priska Degras, m’a plu immédiatement pour son style, sa sensibilité, les sujets choisis.

Dans le Quatrième Siècle, sa façon de désigner les personnages par des noms équivoques (Anne pour un homme, Apostrophe ou Liberté par exemple), d’insister sur une filiation, m’a presque donné envie d’ouvrir à nouveau Le Bruit et la Fureur de Faulkner, c’est dire!

« Car chaque jour ils affirmaient sans y penser autrement, pour marquer l’irritation ou l’admiration à l’égard de quelqu’un : « Ce nègre-là, c’est un siècle! »"

Le Quatrième Siècle, L’imaginaire Gallimard, P268

Il a réussi à faire de son « écriture de la Martinique », une écriture pour le Monde. Le bateau négrier (« calebasse cabossée sur les eaux ») et l’exil de l’esclavage, deviennent notre volonté de nous rappeler et de ne pas renoncer.

« L’homme occidental aura à grande douleur cessé de croire qu’il est au centre de ce qui est »
Edouard Glissant

Quand quelqu’un de brillant meurt, le Monde, pendant quelques temps, perd de sa Lumière… Jusqu’à ce qu’un autre Etre se lève et nous éclaire…

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« Le Lac des cygnes » de Tchaïkovski, histoire d’un vilain petit canard… 6 janvier, 2011

Classé dans : La Bibliothèque,La Boîte à  images,La Salle de bal — donjonetjardin @ 12:51

J’ai découvert Le Lac des cygnes avec le livre-disque du Vilain Petit Canard d’Andersen, dont il était l’illustration sonore…

Pour les plus jeunes, un disque, c’est une galette noire disposant d’un trou central et que je fourrais dans mon superbe mange-disque rouge (objet muni d’une fente!)… Et c’était le bonheur…

J’ai écouté des centaines de fois cette histoire qu’on devrait proposer à tous les adolescents : un petit palmipède qui se trouve affreux parmi ses camarades canards, devient, en grandissant, un magnifique et majestueux cygne. Je la trouve vraiment porteuse d’espoir cette histoire!

A l’opposé, Le Lac des cygnes finit tragiquement par la mort du volatile.

Je vous la propose sous une forme assez classique, par The American Ballet Theater.

Image de prévisualisation YouTube 

Et voici la version du film Billy Elliot de Stephen Daldry (2000):

Image de prévisualisation YouTube

La chorégraphie est de Matthew Bourne (qui a revisité tous les grands classiques de Tchaïkovski. Allez jeter un oeil sur son site : New Adventures) et l’originalité tient en grande partie au fait que la troupe de ce ballet n’est composée que d’hommes!

Plaisir des oreilles, plaisir des yeux!

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La Petite Fille aux allumettes, Andersen 7 décembre, 2010

Classé dans : La Bibliothèque — donjonetjardin @ 10:28

Si vous avez le coeur bien accroché, je vous propose un lien pour (re)découvrir le conte d’Andersen, « La Petite Fille aux allumettes » qui date de 1845.

 Cliquez sur l’image:

La Petite Fille aux allumettes, Andersen dans La Bibliothèque ima2

En voici une version dessin animé Disney :

Image de prévisualisation YouTube 

Sortez vos mouchoirs….

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Artistic luxury… 23 octobre, 2010

Classé dans : La Bibliothèque,La Galerie d'art — donjonetjardin @ 13:06

Ça faisait des mois qu’il me faisait de l’oeil, alors, j’ai craqué et je me suis offert Artistic Luxury Fabergé Tiffany Lalique.

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Et à chaque page, je m’émerveille de ces oeuvres sublimes de l’Art Nouveau :

 

 

Artistic luxury... dans La Bibliothèque french_jewelry1

 

 

 

 

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Source : Shopreddot

 

Collier aux coquelicots, René Lalique, verre brossé, émaux, or, diamants, 1900 – 1903

J’adore…

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« Le Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates », Mary Ann Shaffer 18 octobre, 2010

Classé dans : La Bibliothèque — donjonetjardin @ 9:24

Cet été, à Narbonne, j’ai erré dans une librairie, cherchant un livre d’art pour faire un cadeau, pendant que les garçons faisaient les courses au supermarché. Je n’ai pas trouvé ce que je cherchais et j’ai dû fuir le rayon « arts plastiques » parce qu’une cliente, à peine était-je arrivée, s’est ruée sur mon étagère comme si sa vie en dépendait!! Je dois sentir bon, parce que ça arrive souvent : je m’approche d’un rayon désert et je me retrouve collée-serrée par tout une horde de desperados fous de ce que je convoite… Mais revenons-en à nos livres! Au détour d’un rayon, je suis tombée sur celui-ci : Le Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates. Je jette un oeil à la quatrième de couverture… J’hésite… Puis, le mets dans mon panier : ça se tente! C’est que c’est surtout le titre qui m’a plu!!!

 

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Et puis, j’ai commencé à lire, et là, j’ai compris que c’était un roman épistolaire (sous forme de lettres, comme le Dracula de Bram Stoker), et je me suis demandé si j’allais accrocher, jusqu’à ce que je le lâche, terminé… J’ai adoré!!!!

Présentation de l’éditeur

Janvier 1946. Londres se relève douloureusement des drames de la Seconde Guerre mondiale et Juliet, jeune écrivaine anglaise, est à la recherche du sujet de son prochain roman. Comment pourrait-elle imaginer que la lettre d’un inconnu, un natif de l’île de Guernesey, va le lui fournir ? Au fil de ses échanges avec son nouveau correspondant, Juliet pénètre son monde et celui de ses amis – un monde insoupçonné, délicieusement excentrique. Celui d’un club de lecture créé pendant la guerre pour échapper aux foudres d’une patrouille allemande un soir où, bravant le couvre-feu, ses membres venaient de déguster un cochon grillé (et une tourte aux épluchures de patates…) délices bien évidemment strictement prohibés par l’occupant. Jamais à court d’imagination, le Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates déborde de charme, de drôlerie, de tendresse, d’humanité Juliet est conquise. Peu à peu, elle élargit sa correspondance avec plusieurs membres du Cercle et même d’autres habitants de Guernesey , découvrant l’histoire de l’île, les goûts (littéraires et autres) de chacun, l’impact de l’Occupation allemande sur leurs vies… Jusqu’au jour où elle comprend qu’elle tient avec le Cercle le sujet de son prochain roman. Alors elle répond à l’invitation chaleureuse de ses nouveaux amis et se rend à Guernesey. Ce qu’elle va trouver là-bas changera sa vie à jamais.

Biographie de l’auteur

Mary Ann Shaffer est née en 1934 en Virginie-Occidentale. C’est lors d’un séjour à Londres, en 1976, qu’elle commence à s’intéresser à Guernesey. Sur un coup de tête, elle prend l’avion pour gagner cette petite île oubliée où elle reste coincée à cause d’un épais brouillard. Elle se plonge alors dans un ouvrage sur Jersey qu’elle dévore : ainsi naît sa fascination pour les îles anglo-normandes. Des années plus tard, encouragée à écrire un livre par son propre cercle littéraire, Mary Ann Shaffer pense naturellement à Guernesey. Le Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates est son premier roman, écrit avec sa nièce, Annie Barrows, elle-même auteur de livres pour enfants. Mary Ann Shaffer est malheureusement décédée en février 2008 peu de temps après avoir su que son livre allait être publié et traduit en plusieurs langues.

Petit extrait

« Avez-vous remarqué que, lorsque votre esprit est focalisé sur une personne, sa présence se manifeste partout où vous allez? Mon amie Sophie appelle cela des coïncidences et Mr. Simpless, mon ami pasteur, la grâce. Il pense que quand on aime profondément une personne ou une chose, on projette une énergie à travers le monde qui lui apporte « la fécondité ». »

Mon avis

Achetez-le, empruntez-le, volez-le (non, c’est mal!!!). On rit, on pleure, on espère…

Je vous le conseille très fortement.

 

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