Donjon et Jardin

 

30 ans 27 juin, 2019

Classé dans : La Chambre,Poèmes — donjonetjardin @ 19:42

Aujourd’hui a été marqué par la canicule, les coliques néphrétiques d’Alexis qui s’est tordu de douleur toute la matinée, l’infirmière qui est venue changer mon pansement,  le collège qui appelle pour demander à Robin de choisir entre l’option latin et l’option anglais renforcé. ..

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et puis, surtout, ça fait 30 ans aujourd’hui que ma Mémé n’est plus avec moi. C’est normal de se rappeler ce jour comme si c’était hier et de continuer à ressentir le manque?

« Une Sainte »

Chère défunte, pure image
Au miroir des neiges d’antan,
Petite vieille au doux visage!

Petite vieille au coeur battant
Des allégresses du courage,
Petite vieille au coeur d’enfant!

Auguste mère de ma mère,
Ô blanche aïeule, morte un soir
D’avoir vécu la vie amère!

Figure d’âme douce à voir
Parmi l’azur et la lumière
Où monte l’aile de l’espoir!

Beauté que nul pinceau n’a peinte!
Humble héroïne du devoir,
Qui dans le Seigneur t’es éteinte!

Je t’invoque comme une sainte.

Nérée Beauchemin, Patrie Intime

Source : Poetica

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Tony a rejoint la Terre 13 août, 2017

Classé dans : Poèmes — donjonetjardin @ 11:53

Je ne suis pas rancunière, mais j’ai une grande mémoire.

Ça me permet de me souvenir des gens qui ont été bons pour moi. Et dans cette catégorie, il est quelqu’un qui compte beaucoup. Il s’appelle Tony. Lui et son épouse Alice ont toujours été d’une extrême gentillesse à mon égard. Ils se sont montrés particulièrement magnifiques lorsque j’ai perdu mon père. Ils m’ont accueillie chez eux, m’ont réconfortée, m’ont donné beaucoup d’amour. Je n’oublierai jamais.

Hier, Tony nous a quittés. Ceux qui l’ont connu se souviendront de sa gentillesse, son dévouement, son amour sans mesure pour sa famille.

La Mort Fervente

Mourir dans la buée ardente de l’été,
Quand parfumé, penchant et lourd comme une grappe,
Le cœur, que la rumeur de l’air balance et frappe,
S’égrène en douloureuse et douce volupté.

Mourir, baignant ses mains aux fraîcheurs du feuillage,
Joignant ses yeux aux yeux fleurissants des bois verts,
Se mêlant à l’antique et naissant univers,
Ayant en même temps sa jeunesse et son âge,

S’en aller calmement avec la fin du jour ;
Mourir des flèches d’or du tendre crépuscule,
Sentir que l’âme douce et paisible recule
Vers la terre profonde et l’immortel amour.

S’en aller pour goûter en elle ce mystère
D’être l’herbe, le grain, la chaleur et les eaux,
S’endormir dans la plaine aux verdoyants réseaux,
Mourir pour être encor plus proche de la terre…

Anna de Noailles - Le cœur innombrable - 1901

 

Vous qui passez par ce blog, ayez une jolie pensée pour Tony.

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« Je suis debout au bord de la plage » 6 janvier, 2017

Classé dans : Poèmes — donjonetjardin @ 10:33

Le voilier
Je suis debout au bord de la plage ;

Un voilier passe dans la brise du matin

et part vers l’océan.

Il est la beauté et la vie.

Je le regarde jusqu’à ce qu’il disparaisse à l’horizon.

Quelqu’un à mon côté dit : « Il est parti »

Parti vers où ? Parti de mon regard c’est tout !

Son mât est toujours aussi haut,

Sa coque a toujours la force de porter sa charge humaine.

Sa disparition totale de ma vue est en moi, pas en lui.

Et au moment où quelqu’un près de moi dit : « Il est parti »

Il y en a d’autres qui, le voyant poindre à l’horizon

et venir vers eux, s’exclament avec joie : « Le voilà »

C’est ça la mort.
Il n’y a pas de morts,
Mais des vivants sur les deux rives.

Attribué souvent à William Blake, 

Demain, je vais à l’enterrement d’une amie, une personne gentille, douce et très ouverte. Le cancer du poumon l’a emportée, elle qui ne fumait pas et allait travailler à  vélo, zigzagant d’un espace vert à l’autre dans ce Paris toujours plus pollué… Elle a 41 ans, 3 enfants. Elle manque à sa famille, à ses amis, mais aussi à la Terre, parce que, quand s’en vont des gens-soleil comme elle, le Monde pleure leur lumière.

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« No me Mueve mi Dios » 2 novembre, 2016

Classé dans : Poèmes,Prière — donjonetjardin @ 7:23

En ce jour des Morts, ce poème-prière qui dit, en substance : si je t’aime, mon Dieu, ce n’est pas parce qu’on m’a promis le Paradis ou parce que je redoute l’Enfer, mais c’est c’est parce que Toi, Tu m’aimes.

No me mueve, mi Dios, para quererte 
el cielo que me tienes prometido, 
ni me mueve el infierno tan temido
para dejar por eso de ofenderte.

Tú me mueves, Señor, muéveme el verte 
clavado en una cruz y escarnecido, 
muéveme ver tu cuerpo tan herido, 
muévenme tus afrentas y tu muerte.

Muéveme, en fin, tu amor, y en tal manera, 
que aunque no hubiera cielo, yo te amara, 
y aunque no hubiera infierno, te temiera.

No me tienes que dar porque te quiera, 
pues aunque lo que espero no esperara,
lo mismo que te quiero te quisiera.

 

C’est la base même de la Foi. Et c’est un poème que j’ai appris en espagnol au lycée…

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Mourir aux fleurs de cerisiers 13 avril, 2015

Classé dans : Poèmes — donjonetjardin @ 12:46

« Puissions-nous mourir
Comme au printemps
Les fleurs de cerisier
Pures et brillantes. »

Yamaguchi Teruo

Source : Le Retour des Rônins

Je voudrais qu’on ait une pensée toute tendre pour le papa de Didier qui vient de nous quitter. Une pensée, une prière, un soutien pour Didier et sa famille.

Tendresse

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Joyeuses Pâques!!!! 1 avril, 2013

Classé dans : Poèmes — donjonetjardin @ 14:24

Aujourd’hui, nous sommes le lundi de Pâques : jour férié, oeufs, lapins.

 :Joyeuses Pâques!!!! dans Poèmes bunnies-282x300 

Evidemment, pour les Chrétiens, ça a une tout autre signification, c’est la Fête de la Vie, la Vie plus forte que la Mort! C’est un jour qui donne envie de croire, même aux plus indécis! Ce jour-ci, encore plus que les autres, je me dis que j’ai beaucoup de chance d’avoir la Foi, et que ma vie pourrait être bien pire, plus compliquée, plus douloureuse, plus compromise! C’est dans ces moments-là que me revient en mémoire ce poème :

J’ai fait un rêve, la nuit de Noël.

Je cheminais sur la plage, côte à côte avec le Seigneur.

Nos pas se dessinaient sur le sable, laissant une double empreinte,

la mienne et celle du Seigneur.

L’idée me vint – c’était un songe -

que chacun de nos pas représentait un jour de ma vie.

Je me suis arrêté pour regarder en arrière.

J’ai vu toutes ces traces qui se perdaient au loin.

Mais je remarquai qu’en certains endroits,

au lieu de deux empreintes, il n’y en avait plus qu’une.

J’ai revu le film de ma vie.

O surprise!

Les lieux de l’empreinte unique

correspondaient aux jours les plus sombres

de mon existence.

Jours d’angoisse ou de mauvais vouloir ;

jours d’égoïsme ou de mauvaise humeur ;

jours d’épreuve et de doute ;

jours intenables…

jours où, moi aussi, j’avais été intenable.

Alors, me tournant vers le Seigneur, j’osai lui faire des reproches:

« Tu nous a pourtant promis d’être avec nous tous les jours!

Pourquoi n’as-tu pas tenu ta promesse?

Pourquoi m’avoir laissé seul aux pires moments de ma vie?

Aux jours où j’avais le plus besoin de ta présence? »

Mais le Seigneur m’a répondu:

« Mon ami, les jours où tu ne vois qu’une trace

de pas sur le sable,

ce sont les jours, où je t’ai porté. »

Ademar de Barros, poète brésilien

Source : Images et mots

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Aujourd’hui est une journée pleine d’espoir…

Prenez soin de vous et n’abusez pas trop du chocolat!

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Claire s’est envolée au-delà des montagnes 12 mars, 2013

Classé dans : Poèmes — donjonetjardin @ 19:34

J’ai appris aujourd’hui que notre ami Pierre a perdu sa maman, Claire. Cette dame, professeur d’anglais de Londres à Perpignan a eu une jolie vie et un amour pour les mots qu’elle a transmis à son fils. Voici un poème qu’elle a écrit :

J’irai au-delà des montagnes, à la rencontre

Du soleil de Mai. J’irai chanter un hymne à la vie,

Tandis qu’autour de moi, la nature renaîtra

Splendide et triomphante, joyeuse et magnifique

Fière d’avoir vaincu les rigueurs de l’hiver.

Les fleurs s’épanouiront sur mon passage

Les oiseaux chanteront leurs plus douces

Mélodies, les sources aux eaux limpides

Mouillent mes pieds nus

J’irai au-delà des montagnes, à la rencontre

Du soleil de mai, je chanterai ma joie de vivre

Devant le ciel étonné de mon audace

Les montagnes s’écartent pour me laisser passer

Et moi, et moi je remercierai le soleil de mai

De cette joie qui m’a été donnée

Claire

Tendresse.

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« Do not stand at my grave and weep » Mary E. Frye (toi qui es là, ne pleure pas devant ma tombe) 22 juillet, 2009

Classé dans : La Boîte à  images,Poèmes — donjonetjardin @ 11:51

Pour tous ceux qui ont vu les épisodes de Desperate Housewives de hier soir, voici le poème récité par Mme McCluskey sur le stade de base-ball lorsque Lynette répand les cendres de sa voisine Ida:

toi qui es là,
ne pleure pas devant ma tombe,
je n’y suis pas et je ne dors pas,
je souffle dans le ciel tel un millier de vents,
je suis l’éclat du diamant sur la neige,
je ne dors pas,
je suis le soleil sur les blés d’or,
je suis la pluie,
la douce pluie d’automne,
toi qui es là,
ne pleure pas devant ma tombe,
je n’y suis pas car je vis encore

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Et le voici dans sa version originale:

« Do not stand at my grave and weep,
I am not there, I do not sleep.
I am in a thousand winds that blow,
I am the softly falling snow.
I am the gentle showers of rain,
I am the fields of ripening grain.
I am in the morning hush,
I am in the graceful rush
Of beautiful birds in circling flight,
I am the starshine of the night.
I am in the flowers that bloom,
I am in a quiet room.
I am in the birds that sing,
I am in each lovely thing.
Do not stand at my grave and cry,
I am not there. I do not die. »

Mary Elizabeth Frye 1932

 

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Voici la version chantée par une chorale d’enfants, avec des explications sur les conditions de rédaction du poème.

Image de prévisualisation YouTube

Je l’aime beaucoup.

 

 

« Demain, dès l’aube » Victor Hugo 11 janvier, 2009

Classé dans : La Bibliothèque,Poèmes — donjonetjardin @ 17:14

Un grand classique plein de la tendresse d’un père pour sa fille, plein de ses larmes et de son courage…

« Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne,

Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m’attends.

J’irai par la forêt, j’irai par la montagne.

Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,

Sans rien voir au-dehors, sans entendre aucun bruit,

Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,

Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.

Je ne regarderai ni l’or du soir qui tombe,

Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,

Et quand j’arriverai, je mettrai sur ta tombe

Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur. »

 

 

Victor Hugo

Les Contemplations

1856

 

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Pensée du jour 27 décembre, 2008

Classé dans : La Pensée du jour,Poèmes — donjonetjardin @ 10:28

 » Je voudrais que la mort se change en ballerine

 

Et que nue en hiver comme au coeur de l’été

 

Elle danse l’amour comme une algue marine

 

Je voudrais que mes rêves soient réalité. »

 

Francis Lalanne

 

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