Donjon et Jardin

 

Petite truie souriante devant une charcuterie… 3 octobre, 2021

Classé dans : Hypertension Artérielle Pulmonaire — donjonetjardin @ 12:49

Il y a 2 semaines, j’étais à l’hôpital à Paris pour faire un bilan pré-greffe. J’ai passé 3 jours très intenses avec examens et entretiens toute la journée. Convocation à 10h, donc départ à 3h du matin… Autant dire que cette nuit fut complètement sans sommeil! 

Je suis conviée dans une chambre double avec une petite salle d’eau (ce qui est génial) occupée par les affaires de ma coloc (beaucoup moins génial) : serviettes et gants dans le lavabo, pot à pipi pour analyse sur le rebord… Beurk. Je voulais me reposer un peu pour affronter les exams, et, en fait, j’ai commencé mon séjour par un grand nettoyage.

On me pose un cathéter (l’infirmière m’avoue que c’est seulement le 2ème qu’elle pose…) au poignet droit. Bon ben, il faudra s’y faire.

Je fais la connaissance de ma voisine qui est très autoritaire et en souffrance : elle remonte du bloc. Je découvre plus tard, la nuit, qu’elle ronfle en 2 tons et en canon, avec un léger différé. Elle est entourée de machines qui la surveillent et se manifestent pour bien montrer qu’elles sont en marche… Donc, pas de sommeil pour moi cette nuit-là non plus…

Je subis différents examens : électrocardiogramme, prise de sang (18 flacons), doppler veineux et artériel, scanner, IRM, coronarographie. Ce dernier examens est pratiqué en passant par l’artère du poignet, pour vérifier l’état du cœur gauche. Ca se pratique dans un bloc. Il faut se laver entièrement à la Bétad*** pour être nickel. Dans mon cas, ils ont inversé 2 examens alors que j’étais déjà en train de rouler dans mon lit vers le bloc, dans la chemise en papier sexy. Arrivée au bloc, on m’a demandé de partir pour l’écho cardiaque d’abord et quand le jeune brancardier a dit que j’étais en chemise et que c’était gênant pour aller à cet autre examen car quasi impossible de passer les portes dans ce sens en lit, l’infirmière lui a dit : « Et bien, elle marchera ». Le jeune n’a rien dit, mais on s’est battus avec les portes tous les deux et on a réussi le challenge de les franchir à contre courant. Une merveille ce brancardier qui me faisait penser à mon Arthur! De retour au bloc, une autre infirmière a décidé que le poignet qui allait être perforé serait le droit car c’était plus pratique… Donc, ils ont piqué le seul endroit de mon corps qui n’avais pas été décapé et pour cause, il était sous le pansement du cathéter. Grâce aux différentes manipulations de l’examens, ils ont fini par arracher mon cathéter. Fantastique! Presque autant que lorsqu’ils m’ont placé le pansement compressif juste en dessous du trou de l’examen. J’ai donc passé la journée avec un trou béant à circuler dans un hôpital. Ce n’est pas un gage de bonne santé, je vous assure!

Le lendemain, j’avais rendez-vous pour un scanner particulier avec un produit radioactif. Pour ceci, je devais être à jeun. En début de matinée, je suis partie à mon entretien avec l’anesthésiste. On vient me chercher sur place pour m’emmener vers un autre service avec d’autres examens pas prévus et notamment les gaz du sang (artère poignet gauche, piquée 2 fois) et le test de marche, réalisé à jeun et sans avoir dormi pendant plusieurs nuits… Ca rentre dans le planning. Avant l’examen radioactif, on doit rester une heure immobile : génial! J’ai dormi comme jamais! Le résultat n’est pas assez satisfaisant, alors, on me donne un diurétique pour vider ma vessie et y voir mieux. C’est en faible dosage. Ma vessie s’est marrée, elle est habituée à des doses massives chaque jour. il m’a fallu marcher pour augmenter l’efficacité… Bon ben, un peu mieux. Dommage que le diurétique se soit déclenché dans l’ambulance du retour!

Pieds de cochons à Vollore-Ville – Variance FM

Chaque entretien me donne l’impression que je suis une truie qui montre que je suis bien ronde (quand on me pose des questions, je ne sais jamais si c’est pour vérifier que je vais bien ou si je suis apte pour la greffe). Chacun balance ses missiles, ses chiffres, donne le déroulé de la greffe du 1er coup de fil au sang dans les tuyaux, et à la douleur pendant la rééducation. J’avais pensé à beaucoup de choses et je suis arrivée avec beaucoup d’angoisses. J’en ai découvert bien d’autres sur place. Le discours est toujours juste, technique et efficace et, ça serait supportable s’il ne manquait pas des mots tels que « soutien », « équipe », « pas seule », « prise en charge ».

J’expliquais à la psy que j’ai vue et qui a été super que je n’étais malade qu’à l’hôpital. A la maison, je ne suis pas une patiente. Quand je vais à l’hôpital, j’anticipe.je me fane pendant des semaines avant pour me réduire et rentrer dans la case qu’on m’assigne dans le milieu médical. Au retour, je me redéploie et ça prend aussi du temps. Quand j’aurai digéré ce séjour, je pourrai retourner dans mon atelier et bricoler à nouveau. Pour l’instant, je suis encore bloquée (de toutes façons, je n’ai pu récupérer l’usage de mon poignet droit qu’il y a quelques jours!)

Chaque nuit, les images reviennent en flots, me réveillent en sueur et m’empêchent de me rendormir. Le cauchemar de l’hôpital c’est avant, pendant et après, même quand les nouvelles sont bonnes ce qui est mon cas puisqu’ils estiment que la greffe n’est pas urgente. En ce moment, je suis dans la période d’évacuation.

Jusqu’à ce que je recommence la démarche pour ma prochaine hospit en décembre…

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Les sportives, viande à mater? 26 juillet, 2021

Classé dans : Point bière et cahuètes — donjonetjardin @ 11:08

Les sportifs attendent les compétitions internationales.  Ils doivent affronter d’autres concurrents, d’autres pays, se dépasser eux-mêmes, donner ce qu’ils ont de meilleur…

Pour les joueuses de Beach Handball , il s’agit également de dévoiler leur corps dans des tenues riquiqui. Les sportives norvégiennes ont préféré porter un short lors de leur dernier match, celui pour la médaille de bronze dans le championnat d’Europe de handball de plage à Varna en Bulgarie.

Aussi, en toute souplesse, la Fédération Européenne de Beach Handball a décidé :

« The Disciplinary Commission at the Beach Handball EURO 2021 has dealt with a case of improper clothing. In the bronze medal game against Spain on Sunday the team of Norway played with shorts that are not according to the Athlete Uniform Regulations defined in the IHF Beach Handball Rules of the Game.

The Disciplinary Commission decided to impose a fine of €150 per player, for a total of €1,500. » (Source : Beacheuro)

Elles ont eu une amende pour avoir porté des shorts…

Les sportives, viande à mater? dans Point bière et cahuètes

Voici la tenue officielle des sportives d’après les règles de l’IHF (International Handball Federation):

Tenue Officielle fille

Celle des sportifs

Tenue officielle garçon

Source : IHF

 

 Colère dans Point bière et cahuètes

Source : Twitter

Si l’objectif est de permettre plus d’aisance aux sportives grâce à leur culotte de 10 cm de large max, pourquoi ne pas l’offrir, de même, aux hommes, qui apprécieront ce confort, eux qui sont condamnés à des shorts amples…

C’est une idée intéressante d’après les beach volleyeurs…

Image de prévisualisation YouTube

Ce n’est pas réservé aux beach, c’est aussi un problème rencontré par d’autres sportives, notamment les gymnastes qui se plaignent de leur tenue.

Est ce que cela viendrait du début fort des compétitions internationales et surtout des jeux olympiques avec Pierre de Coubertin qui disait :

« Une petite olympiade femelle à côté de la grande olympiade mâle. Où serait l’intérêt ? [...] Impratique, inintéressante, inesthétique, et nous ne craignons pas d’ajouter : incorrecte, telle serait à notre avis cette demi-olympiade féminine. Ce n’est pas là notre conception des Jeux olympiques dans lesquels nous estimons qu’on a cherché et qu’on doit continuer de chercher la réalisation de la formule que voici : l’exaltation solennelle et périodique de l’athlétisme mâle avec l’internationalisme pour base, la loyauté pour moyen, l’art pour cadre et l’applaudissement féminin pour récompense » Pierre de Coubertin, «Revue olympique : Les femmes aux Jeux olympiques », juillet 1912, p. 109-111

Mais, on parle là du début du XXème siècle. En 2021, comment peut-on encore rencontrer ce problème de mépris des femmes et de chosification et hyper sexualisation de leur corps dans le sport?

Il serait temps de devenir respectueux, non?

Woman Playing Handball on WhatsApp 2.19.244

 

 

 

l’ordonnance maudite! 1 juillet, 2021

Classé dans : Hypertension Artérielle Pulmonaire — donjonetjardin @ 19:33

Ce matin, comme chaque semaine depuis mon retour de Paris, c’est prise de sang.

Sauf que, mes veines très abimées par les perfusions de fer, ne sont plus d’accord. Mon infirmière a dû me piquer 4 fois pour remplir les tubes qui sont plus nombreux que d’habitude pour cause de nouvelle ordonnance.

Quand je reviens de la mammo, cet aprem’, je consulte mes résultats, et, c’est un peu abasourdie que je découvre que le labo a utilisé l’ordonnance précédente, celle qui n’est pas complète…

Demain, je vais gentiment les appeler puis l’autre laboratoire pour prendre rendez-vous pour un test PCR parce que, au vu des résultats (4,5 de ferritine), je dois retourner faire une perfusion la semaine prochaine.

En espèrant que la prochaine fois, ils ouvrent leurs yeux et utilisent la bonne ordonnance, celle qui ne se laisse pas faire!

 

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Journée Nationale du Don d’Organe 22 juin, 2021

Classé dans : Hypertension Artérielle Pulmonaire — donjonetjardin @ 20:23

Dans le cadre de la Journée Nationale du Don d’Organe, M6, dans son  12:45, a diffusé un reportage sur les greffes de poumon et de cœur que vous pouvez voir à 18’40. On y voit l’Hôpital Marie Lannelongue. 

Image de prévisualisation YouTube

Ça me touche beaucoup parce que je viens de rentrer d’un séjour à Bicêtre (spécialiste de HTAP) pendant lequel j’ai fait un crochet par Marie Lannelongue (spécialiste des greffes) et que le pneumologue que j’y ai rencontré souhaiterait fortement me convaincre qu’une greffe de poumons m’est nécessaire. 

Pour en discuter à  nouveau et passer tout une batterie d’examens, je vais devoir remonter à  MLL en septembre…

Même  si elle n’est pas révolutionnaire,  la nouvelle  m’a énormément  ébranlée et j’ai du mal encore à l’accepter mais il m’a bien expliqué  que j’étais au maximum  du traitement et que mon cœur  pouvait craquer sur un rhume….

Alors, ce n’est pas vraiment  un choix..

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Une intervention médicale, on la subit… 22 mai, 2021

Classé dans : La Chambre — donjonetjardin @ 12:07

… Avant, pendant et après. On ne commence pas à exister dans le bloc. Et ce qui l’entoure est parfois le plus douloureux.

Mon intervention a réussi puisque mon gynéco a retiré 2 fibromes. Alors, pourquoi est-ce que j’ai autant de mal à m’en remettre?

En fait, je suis encore choquée par ce que j’ai vu et je revis en boucle cette journée. Aujourd’hui ça va mieux, mais je n’arrive pas à effacer l’image de ce vieux monsieur en salle de réveil (où j’attendais mon tour pour passer à la casserole) qui avait du mal à sortir de son état comateux. On lui a tapé le front, ouvert manuellement les yeux, parlé comme à un chien (a priori son réveil n’était pas assez rapide). Je ne connais pas les protocoles, mais, dans la mesure où j’ai moi-même un cocard, je ne peux qu’imaginer que j’y suis passée aussi.

Oeil

Ce samedi, il arrive jusqu’au nez

Sans compter l’homme de salle qui laissait traîner systématiquement par terre l’extrémité de ce qu’il enroulait comme le bandeau pour la tension… L’ambiance était pourrie entre les soignants qui ne savent pas bien se parler avec respect, les gestes de base qu’on oublie comme me remettre le masque (qu’il a fallu que je réclame) et surtout l’absence de pudeur. J’ai vu des corps que je ne voulais pas voir, à cause de draps soulevés sans précaution. Il m’est arrivé pareil quand une soignante a voulu me retirer ma chemise pour libérer mon bras ou quand elle a baissé ma culotte pour vérifier si je faisais une hémorragie…

La seule personne que j’ai appréciée est la soignante qui m’a prise en charge en chambre. Elle a dû me piquer 2 fois pour poser mon cathéter, mais je sais que je suis difficile et je ne lui en ai pas voulu. C’est elle qui m’a donné un gant pour que je puisse me laver en remontant du bloc, tellement je me sentais sale.

- Vous vous sècherez avec le drap : on n’a pas de serviette dans le service.

(Le drap qui était au bout de mon lit, bien plié, et pas à sa place sur le lit…)

Cette soignante a été très très gentille et bienveillante et, pourtant, elle était là à 10h30 quand je suis arrivée et elle finissait à 19h30.

Et quand je l’ai dit à Alexis, il m’a répondu :

« Sans compter que, sur son badge,  il y a marqué « aide-soignante ». »

Pour finir, j’ai eu, le lendemain, un coup de fil de mon pneumologue qui voulait savoir comment ça s’était passé. Grâce à lui, j’ai su quand reprendre mon anti-coagulant puisque, jusqu’alors, j’avais eu 3 dates différentes (comme pour son arrêt) et aucun moyen de vérifier l’INR de la part de l’obstétricien

« Inutile de vous faire une ordonnance pour vérifier l’INR puisque vous ne prenez pas l’anti-coagulant, puis, vous le prenez. Vous vérifierez avec votre prise de sang du mois. »

Bon ben, pourquoi je serais plus inquiète que mon gynéco. Parce que c’est mon corps? Ben oui!

J’ai une petite expérience des services hospitaliers et je pourrais faire un guide du Routard des établissements. Mais, j’avoue que, pour avoir pratiqué hôpital et clinique, le service public n’a vraiment pas à rougir! Et le petit sac cadeau contenant un masque de nuit, un peigne, des bouchons d’oreille… et qui va avec la chambre de la clinique, n’y fera rien. J’aurais préféré du savon dans la salle d’eau…

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Frousse et trouille 18 mai, 2021

Classé dans : Hypertension Artérielle Pulmonaire — donjonetjardin @ 19:48

Mon petit corps est fatigué. Il se bat chaque jour et a besoin de tout son carburant pour fonctionner a minima. Il se trouve que je suis pré-ménopausée. Ce qui signifie que j’ai tous les inconvénients d’être une femme et aucun des avantages comme pouvoir porter un enfant. J’ai lu récemment que Linda Hardy avait écrit un livre (Heureuse en en forme) où elle évoque le sujet et parle de cette frustration de ne plus pouvoir tomber enceinte. Moi, cette nouvelle, elle m’a été imposée à 32 ans et ça a été très compliqué à intégrer. Je crois que, 15 ans plus tard, je suis prête à sauter le pas et à faire un deuil définitif. Il ne me tarde qu’une chose : être débarrassée de ce fardeau de chaque mois.

Or, il ne sera pas dit que ça se fera sans peine : mon corps a déjà rejeté 2 fois un stérilet prescrit pour ménorragies et les hémorragies me terrassent.

Alors, demain mercredi, je vais subir une résection de l’endomètre par hystérectomie. Et pour ceux qui se poseraient la question, j’ai une trouille bleue.

Mais, même ça, ce serait trop simple. Mon état n’admet pas facilement l’anesthésie générale.

Alors, j’ai dû contacter, pour avoir son feu vert (que je n’ai toujours pas ce soir…), mon pneumologue par l’intermédiaire de l’infirmière HTAP. Il se trouve qu’elle est en congé maternité et remplacée par une autre infirmière, mais seulement 2 jours par semaine. J’écris en expliquant mon cas. Elle a réussi à en parler à mon pneumologue qui demande une échographie cardiaque et une prise de sang avant l’intervention.

J’écris à nouveau pour demander les ordonnances (c’est plus facile pour ce genre d’examens). Quelques jours plus tard, je les reçois et je pars à la chasse au rendez-vous.

Sur tous les sites du coin qui ont des cardiologues-échographes équipés, j’ai eu ceux qui ont refusé de chercher un créneau car je n’étais pas leur patiente, ceux qui étaient débordés et proposaient un rendez-vous à 6 mois. Et, enfin, celui de la clinique où je vais subir l’intervention qui proposait un rendez-vous postérieur, donc, pas franchement utile…

Je passe le test PCR pour pouvoir être hospitalisée (et pourtant, je vais dans une clinique qui a fait scandale car la direction a obligé une infirmière à continuer son service alors qu’elle avait été testée positive au covid! C’est engageant, hein?). Je vais quand même au rendez-vous avec l’anesthésiste qui lui, avec un coup de fil, règle le problème et avance l’écho pour la mettre dans le timing. Il aurait suffi que le gynéco passe cet appel pour m’éviter tous ces tracas… Bon, ben, il était en vacances et ne s’est mis en relation avec mon pneumologue la veille du rendez-vous, à la demande de ce dernier.

Je revois donc mon gynéco pour qu’il m’explique mieux l’opération, me donne les papiers à remplir, signer, et surtout m’expliquer que j’aurai 250,00€ à sortir de ma poche.

En vous remerciant.

Et pensez à faire votre pré-rentrée avant de partir.

La secrétaire : »Vous voulez une chambre double à 30,00€ ou simple à 65,00€?

Moi, naïve : Vous mettez les patients par 2 malgré les conditions sanitaires?

Elle : Ben oui! Alors, votre choix? »

Ben, j’ai pris la chambre seule, en plus, ils me paient le parking du coup!

Parce que, oui, il est payant et, personnellement, mon état de santé ne permet pas de faire un si long trajet pour arriver à pied à la porte. Ah bon, c’est une clinique? C’est prévu pour les gens malades? Pas étonnant, alors, qu’il faille se battre pour trouver des places!

Donc, je n’ai pas d’autre issue que cette intervention puisque je n’ai pas le droit d’être anémiée et je vais débourser 315,00€ en plus de ce qui est déjà pris en charge par la sécu.

Comment font les gens qui ne sont pas économes ou qui, simplement, ne surveillent pas chacun des euros qu’ils dépensent, comme moi je le fais?

Des achats de fournitures pour loisirs créatifs pour occuper mes mains et ma tête avant mon hospitalisation de juin à Paris? Heu, non, pas le budget : j’ai clinique!…

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Les Vacances, c’est épuisant! 6 mars, 2021

Classé dans : Hypertension Artérielle Pulmonaire — donjonetjardin @ 19:56

Les garçons attendaient ces vacances avec impatience. Arthur a été en repos la deuxième semaine. Alexis a corrigé tous ses paquets de copies et Robin a eu des devoirs à rendre pendant les vacances. Déjà qu’il ne sait jamais quand il doit travailler et quand il peut se détendre avec l’alternance des semaines en présentiel et celles en distanciel…

Mais, dans l’ensemble, ils ont pu décompresser.

Quant à moi, j’ai passé 2 jours à l’hôpital pour faire un bilan ( il s’avère que mon état n’est pas mauvais mais moins bon que dans les mois passés. Du coup, en juin, je retourne à Paris pour refaire un bilan et savoir si mes résultats proviennent d’une aggravation de ma maladie ou d’un mauvais passage.) J’ai passé un test PCR pour pouvoir subir une perfusion de fer. J’ai trouvé, un matin très tôt, un rendez-vous à l’autre bout du département pour être vaccinée. Evidemment, je l’ai pris, et, le lendemain, j’avais reçu ma première injection.

A l’issue de ces vacances, j’avais 2 trous de cathéters à gauche, 1 pour le cathétérisme à droite, 1 dans le pli du coude gauche pour le test sérologique covid et 1 dans  l’épaule gauche pour le vaccin.

Bref, je viens de passer une semaine pour récupérer!

 

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Va(ccin), je ne te hais point! 19 janvier, 2021

Classé dans : Hypertension Artérielle Pulmonaire — donjonetjardin @ 11:17

Jeudi soir, je vais sur internet pour connaître les mesures permettant de protéger élèves et profs… bon ben, rien.

Et dans le flot de pas grand chose qui a été dit, une mesure : vaccination « en très haute priorité des personnes à très haut risque ».

Quelle n’est pas ma surprise de découvrir que j’en fais partie! (amis HTAP, nous sommes en haut de la 5ème et dernière page de la  Liste de pathologies rares justifiant une vaccination en très haute priorité contre la COVID-19 Filières de Santé Maladies Rares). Moi, je savais que j’étais « à très haut risque », mais, apparemment, j’étais toute seule, parce que, jusqu’à jeudi dernier, pour le gouvernement, « les vulnérables » comme moi, étaient prioritaires de la 3ème vague de vaccination, avec les sans abri.

Alors, jeudi, quand je regarde la liste des maladies rares, et que la mienne y est, je suis ravie.

Vendredi matin, je vais sur sante.fr après avoir erré sur sante.gouv (où on ne comprend pas ma requête quand je demande « sites de vaccination »). Je cherche les centres de vaccination ouverts pour mon département. Il en existe 6. Je choisis celui qui est le plus près de chez moi (20 mn, c’est correct). On me propose 2 possibilités pour prendre rendez-vous. Je choisis « en ligne ». Et, quand on clique, on nous indique : « Vous ne pouvez pas prendre rendez-vous en ligne avec ce praticien« . Il faut appeler. Je tente les 5 autres : pareil.

Il se trouve que, vendredi, nous signions pour un logement pour Arthur sur Toulouse. Nous sommes rentrés à 21h.

Aussi, lundi matin, j’ai pris mon téléphone, composé le numéro et entendu une voix suave et masculine m’alertant que la durée d’attente dépassait les 10 mn, qu’il m’encourageait à rappeler ou à passer par internet. Sauf que, le site internet nous indique toujours qu’il est impossible de faire cette démarche.

Je rappelle, je rappelle, je rappelle, je rappelle, je rappelle, je rappelle, je rappelle…

Hop, un robot me demande quel est mon département ; j’appuie avec le cœur battant sur les touches, pour entendre que la durée d’attente dépasse les 10 mn…

Je rappelle, je rappelle, je rappelle, je rappelle, je rappelle, je rappelle, je rappelle…

Hop, mon appel bascule, je vais enfin parler à un être humain… Bon ben, je suis mise en relation avec un secrétariat quelconque de l’hôpital de Montauban, et, avec un monsieur qui voudrait vraiment m’aider et qui aimerait beaucoup parler. Heu, pas moi, j’ai du boulot!

Je rappelle, je rappelle, je rappelle, je rappelle, je rappelle, je rappelle, je rappelle..

Vers 15h30, on me passe enfin une dame.

Moi : « Oh, je suis tellement contente de vous entendre!

Elle : Je vais vous décevoir, il n’y a plus de rendez-vous possibles. Essayez de rappeler en fin de semaine à partir de 9h. »

Tristesse et fatigue

Ce que je viens de vous raconter fait l’objet d’un article aujourd’hui dans la Dépêche.

Petite remarque : si le problème, c’est juste qu’il manque des dates au planning, il suffit de rajouter des pages. Ce qui bloque la prise de rendez-vous c’est, à mon sens, l’absence de produits à injecter. Et ça, c’est pas très rassurant!

Que les personnes de + de 75 ans soient vaccinées, je trouve ça très bien. J’entendais aux infos de 13h une dame âgée dire qu’elle est en fin de vie et qu’elle veut pouvoir voir ses petits-enfants sans risque.

Moi, mes dangers, je les ai à la maison, chaque jour. Et même si je ne sors que pour aller aux consultations médicales (ça ne change rien de mon quotidien d’avant covid: il est des gens qui sont confinés depuis plus de 10 ans…), le virus peut très bien entrer chez moi avec mon lycéen de fils, mon prof de mari (eux aussi, mangent à la cantine) et, bientôt, mon étudiant de fils aîné…

Alors, vaccin ou tocsin?

Va(ccin), je ne te hais point! dans Hypertension Artérielle Pulmonaire

 

 

L’Absence de malheur… 9 décembre, 2020

Classé dans : Hypertension Artérielle Pulmonaire — donjonetjardin @ 15:35

… C’est déjà du bonheur.

Hier, je suis allée à l’hôpital pour une perf. de fer. 

L’infirmière n’a pas réussi à me piquer après 2 essais (un dans l’avant-bras et l’autre sur la main).

Bleus

Elle a passé le relais à sa collègue qui m’a placé le cathéter au poignet droit. Et c’était parti pour 3 heures sans bouger dans une pièce pas chauffée.

Les deux infirmières doivent se dupliquer pour les 40 patients qu’elles ont sur l’étage dans la journée. Les accompagnants sont interdits en cette période de covid. Alors, elles se retrouvent dans des situations ubuesques comme avec ma voisine de chambre qui ne parlait pas la langue et qui devait passer une coloscopie, ce qui sous-entend un protocole très rigoureux que les infirmières n’ont pas pu checker puisque ma voisine ne comprenait pas un mot : elle a validé les 3 dates de naissance qu’on lui a proposées…

Les infirmières m’ont expliqué que leur plus gros souci, depuis l’absence des accompagnants, était les malades atteints de la maladie d’Alzheimer parce que le service est ouvert et qu’elles en récupèrent souvent sur le parking en train de s’en aller.

Sans compter les jeunes majeurs… La semaine dernière, une jeune file devait passer une coloscopie : elle était toute seule et majeure depuis 3 jours. Elle a pleuré pendant une heure. Les 2 infirmières se sont relayées auprès d’elle pour lui apporter un peu de réconfort.

Elles n’arrêtent jamais, n’ont pas le temps de se poser. Elles sont clairement en sous effectif face à la tâche qui leur est confiée. 

Alors, quand la première infirmière m’a ratée, et m’a fait mal, je ne lui en ai pas voulu. Je me suis réjouie que la deuxième ait réussi.

Et, aujourd’hui, je me dis : « Temps pourri. Je dois emmener Robin au lycée alors qu’il est en semaine de distanciel et je suis toujours sous diurétique (parce qu’il a une réunion de délégués au sujet du repas de la cantine. Chez nous, le miam, c’est important!). Le volet roulant qui nous permet de sortir dans le jardin est en panne et le réparateur ne peut venir que fin janvier… Mais, qu’importe. Aujourd’hui est un bon jour car je ne vais pas à l’hôpital! »

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Quel énorme foutage de gueule! 1 septembre, 2020

Classé dans : Le Salon — donjonetjardin @ 19:26

Robin a fait son entrée au lycée ce matin. Il n’a d’abord pas été appelé parce que le proviseur adjoint n’était pas allé jusqu’en bas de sa liste, pour atteindre la classe européenne…

Puis, rappel des règles sanitaires, masques, espace à respecter… (par exemple, fermeture des toilettes dans les étages pour ne pas avoir à les nettoyer)

Puis, arrivée dans l’espace classe… Ils sont 36!

Présentation de l’emploi du temps par la prof principale (maths) :

-Alors, le lundi matin, on se voit pendant 3 heures d’affilée et le vendredi, vous aurez 3 heures de physique le matin et 3 l’aprem… Vous êtes contents, hein?

-Mais, madame, il n’y a pas de cours d’anglais…

- Ah oui, on l’a oublié. On complétera.

Il finit déjà à 18h 2 fois dans la semaine.

Le jeudi, il a un espace de 30mn pour caler un repas sachant que la présence au self ne doit pas dépasser les 20 mn et qu’il a cours avant et après.

Alors, « Dans les espaces clos (salles de classe, ateliers, bibliothèques, réfectoires, cantines, internats, etc.), la distanciation physique n’est pas obligatoire lorsqu’elle n’est pas matériellement possible ou qu’elle ne permet pas d’accueillir la totalité des élèves. Néanmoins, les espaces sont organisés de manière à maintenir la plus grande distance possible entre les élèves notamment dans les salles de classe et les espaces de restauration. » (Source education.gouv.fr), il faudra m’expliquer comment travailler à 36 dans une classe et, en plus, avec un masque sur le nez toute la journée! Il y avait largement assez d’élèves pour ouvrir au moins 1 et même 2 classes. En fait, elles ont fermé entre Arthur et Robin. 

Heureusement que l’Etat prend soin de nos enfants et de notre santé! 

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