Donjon et Jardin

 

Petite truie souriante devant une charcuterie… 3 octobre, 2021

Classé dans : Hypertension Artérielle Pulmonaire — donjonetjardin @ 12:49

Il y a 2 semaines, j’étais à l’hôpital à Paris pour faire un bilan pré-greffe. J’ai passé 3 jours très intenses avec examens et entretiens toute la journée. Convocation à 10h, donc départ à 3h du matin… Autant dire que cette nuit fut complètement sans sommeil! 

Je suis conviée dans une chambre double avec une petite salle d’eau (ce qui est génial) occupée par les affaires de ma coloc (beaucoup moins génial) : serviettes et gants dans le lavabo, pot à pipi pour analyse sur le rebord… Beurk. Je voulais me reposer un peu pour affronter les exams, et, en fait, j’ai commencé mon séjour par un grand nettoyage.

On me pose un cathéter (l’infirmière m’avoue que c’est seulement le 2ème qu’elle pose…) au poignet droit. Bon ben, il faudra s’y faire.

Je fais la connaissance de ma voisine qui est très autoritaire et en souffrance : elle remonte du bloc. Je découvre plus tard, la nuit, qu’elle ronfle en 2 tons et en canon, avec un léger différé. Elle est entourée de machines qui la surveillent et se manifestent pour bien montrer qu’elles sont en marche… Donc, pas de sommeil pour moi cette nuit-là non plus…

Je subis différents examens : électrocardiogramme, prise de sang (18 flacons), doppler veineux et artériel, scanner, IRM, coronarographie. Ce dernier examens est pratiqué en passant par l’artère du poignet, pour vérifier l’état du cœur gauche. Ca se pratique dans un bloc. Il faut se laver entièrement à la Bétad*** pour être nickel. Dans mon cas, ils ont inversé 2 examens alors que j’étais déjà en train de rouler dans mon lit vers le bloc, dans la chemise en papier sexy. Arrivée au bloc, on m’a demandé de partir pour l’écho cardiaque d’abord et quand le jeune brancardier a dit que j’étais en chemise et que c’était gênant pour aller à cet autre examen car quasi impossible de passer les portes dans ce sens en lit, l’infirmière lui a dit : « Et bien, elle marchera ». Le jeune n’a rien dit, mais on s’est battus avec les portes tous les deux et on a réussi le challenge de les franchir à contre courant. Une merveille ce brancardier qui me faisait penser à mon Arthur! De retour au bloc, une autre infirmière a décidé que le poignet qui allait être perforé serait le droit car c’était plus pratique… Donc, ils ont piqué le seul endroit de mon corps qui n’avais pas été décapé et pour cause, il était sous le pansement du cathéter. Grâce aux différentes manipulations de l’examens, ils ont fini par arracher mon cathéter. Fantastique! Presque autant que lorsqu’ils m’ont placé le pansement compressif juste en dessous du trou de l’examen. J’ai donc passé la journée avec un trou béant à circuler dans un hôpital. Ce n’est pas un gage de bonne santé, je vous assure!

Le lendemain, j’avais rendez-vous pour un scanner particulier avec un produit radioactif. Pour ceci, je devais être à jeun. En début de matinée, je suis partie à mon entretien avec l’anesthésiste. On vient me chercher sur place pour m’emmener vers un autre service avec d’autres examens pas prévus et notamment les gaz du sang (artère poignet gauche, piquée 2 fois) et le test de marche, réalisé à jeun et sans avoir dormi pendant plusieurs nuits… Ca rentre dans le planning. Avant l’examen radioactif, on doit rester une heure immobile : génial! J’ai dormi comme jamais! Le résultat n’est pas assez satisfaisant, alors, on me donne un diurétique pour vider ma vessie et y voir mieux. C’est en faible dosage. Ma vessie s’est marrée, elle est habituée à des doses massives chaque jour. il m’a fallu marcher pour augmenter l’efficacité… Bon ben, un peu mieux. Dommage que le diurétique se soit déclenché dans l’ambulance du retour!

Pieds de cochons à Vollore-Ville – Variance FM

Chaque entretien me donne l’impression que je suis une truie qui montre que je suis bien ronde (quand on me pose des questions, je ne sais jamais si c’est pour vérifier que je vais bien ou si je suis apte pour la greffe). Chacun balance ses missiles, ses chiffres, donne le déroulé de la greffe du 1er coup de fil au sang dans les tuyaux, et à la douleur pendant la rééducation. J’avais pensé à beaucoup de choses et je suis arrivée avec beaucoup d’angoisses. J’en ai découvert bien d’autres sur place. Le discours est toujours juste, technique et efficace et, ça serait supportable s’il ne manquait pas des mots tels que « soutien », « équipe », « pas seule », « prise en charge ».

J’expliquais à la psy que j’ai vue et qui a été super que je n’étais malade qu’à l’hôpital. A la maison, je ne suis pas une patiente. Quand je vais à l’hôpital, j’anticipe.je me fane pendant des semaines avant pour me réduire et rentrer dans la case qu’on m’assigne dans le milieu médical. Au retour, je me redéploie et ça prend aussi du temps. Quand j’aurai digéré ce séjour, je pourrai retourner dans mon atelier et bricoler à nouveau. Pour l’instant, je suis encore bloquée (de toutes façons, je n’ai pu récupérer l’usage de mon poignet droit qu’il y a quelques jours!)

Chaque nuit, les images reviennent en flots, me réveillent en sueur et m’empêchent de me rendormir. Le cauchemar de l’hôpital c’est avant, pendant et après, même quand les nouvelles sont bonnes ce qui est mon cas puisqu’ils estiment que la greffe n’est pas urgente. En ce moment, je suis dans la période d’évacuation.

Jusqu’à ce que je recommence la démarche pour ma prochaine hospit en décembre…

522284

 

 

Une intervention médicale, on la subit… 22 mai, 2021

Classé dans : La Chambre — donjonetjardin @ 12:07

… Avant, pendant et après. On ne commence pas à exister dans le bloc. Et ce qui l’entoure est parfois le plus douloureux.

Mon intervention a réussi puisque mon gynéco a retiré 2 fibromes. Alors, pourquoi est-ce que j’ai autant de mal à m’en remettre?

En fait, je suis encore choquée par ce que j’ai vu et je revis en boucle cette journée. Aujourd’hui ça va mieux, mais je n’arrive pas à effacer l’image de ce vieux monsieur en salle de réveil (où j’attendais mon tour pour passer à la casserole) qui avait du mal à sortir de son état comateux. On lui a tapé le front, ouvert manuellement les yeux, parlé comme à un chien (a priori son réveil n’était pas assez rapide). Je ne connais pas les protocoles, mais, dans la mesure où j’ai moi-même un cocard, je ne peux qu’imaginer que j’y suis passée aussi.

Oeil

Ce samedi, il arrive jusqu’au nez

Sans compter l’homme de salle qui laissait traîner systématiquement par terre l’extrémité de ce qu’il enroulait comme le bandeau pour la tension… L’ambiance était pourrie entre les soignants qui ne savent pas bien se parler avec respect, les gestes de base qu’on oublie comme me remettre le masque (qu’il a fallu que je réclame) et surtout l’absence de pudeur. J’ai vu des corps que je ne voulais pas voir, à cause de draps soulevés sans précaution. Il m’est arrivé pareil quand une soignante a voulu me retirer ma chemise pour libérer mon bras ou quand elle a baissé ma culotte pour vérifier si je faisais une hémorragie…

La seule personne que j’ai appréciée est la soignante qui m’a prise en charge en chambre. Elle a dû me piquer 2 fois pour poser mon cathéter, mais je sais que je suis difficile et je ne lui en ai pas voulu. C’est elle qui m’a donné un gant pour que je puisse me laver en remontant du bloc, tellement je me sentais sale.

- Vous vous sècherez avec le drap : on n’a pas de serviette dans le service.

(Le drap qui était au bout de mon lit, bien plié, et pas à sa place sur le lit…)

Cette soignante a été très très gentille et bienveillante et, pourtant, elle était là à 10h30 quand je suis arrivée et elle finissait à 19h30.

Et quand je l’ai dit à Alexis, il m’a répondu :

« Sans compter que, sur son badge,  il y a marqué « aide-soignante ». »

Pour finir, j’ai eu, le lendemain, un coup de fil de mon pneumologue qui voulait savoir comment ça s’était passé. Grâce à lui, j’ai su quand reprendre mon anti-coagulant puisque, jusqu’alors, j’avais eu 3 dates différentes (comme pour son arrêt) et aucun moyen de vérifier l’INR de la part de l’obstétricien

« Inutile de vous faire une ordonnance pour vérifier l’INR puisque vous ne prenez pas l’anti-coagulant, puis, vous le prenez. Vous vérifierez avec votre prise de sang du mois. »

Bon ben, pourquoi je serais plus inquiète que mon gynéco. Parce que c’est mon corps? Ben oui!

J’ai une petite expérience des services hospitaliers et je pourrais faire un guide du Routard des établissements. Mais, j’avoue que, pour avoir pratiqué hôpital et clinique, le service public n’a vraiment pas à rougir! Et le petit sac cadeau contenant un masque de nuit, un peigne, des bouchons d’oreille… et qui va avec la chambre de la clinique, n’y fera rien. J’aurais préféré du savon dans la salle d’eau…

522284

 

 

Frousse et trouille 18 mai, 2021

Classé dans : Hypertension Artérielle Pulmonaire — donjonetjardin @ 19:48

Mon petit corps est fatigué. Il se bat chaque jour et a besoin de tout son carburant pour fonctionner a minima. Il se trouve que je suis pré-ménopausée. Ce qui signifie que j’ai tous les inconvénients d’être une femme et aucun des avantages comme pouvoir porter un enfant. J’ai lu récemment que Linda Hardy avait écrit un livre (Heureuse en en forme) où elle évoque le sujet et parle de cette frustration de ne plus pouvoir tomber enceinte. Moi, cette nouvelle, elle m’a été imposée à 32 ans et ça a été très compliqué à intégrer. Je crois que, 15 ans plus tard, je suis prête à sauter le pas et à faire un deuil définitif. Il ne me tarde qu’une chose : être débarrassée de ce fardeau de chaque mois.

Or, il ne sera pas dit que ça se fera sans peine : mon corps a déjà rejeté 2 fois un stérilet prescrit pour ménorragies et les hémorragies me terrassent.

Alors, demain mercredi, je vais subir une résection de l’endomètre par hystérectomie. Et pour ceux qui se poseraient la question, j’ai une trouille bleue.

Mais, même ça, ce serait trop simple. Mon état n’admet pas facilement l’anesthésie générale.

Alors, j’ai dû contacter, pour avoir son feu vert (que je n’ai toujours pas ce soir…), mon pneumologue par l’intermédiaire de l’infirmière HTAP. Il se trouve qu’elle est en congé maternité et remplacée par une autre infirmière, mais seulement 2 jours par semaine. J’écris en expliquant mon cas. Elle a réussi à en parler à mon pneumologue qui demande une échographie cardiaque et une prise de sang avant l’intervention.

J’écris à nouveau pour demander les ordonnances (c’est plus facile pour ce genre d’examens). Quelques jours plus tard, je les reçois et je pars à la chasse au rendez-vous.

Sur tous les sites du coin qui ont des cardiologues-échographes équipés, j’ai eu ceux qui ont refusé de chercher un créneau car je n’étais pas leur patiente, ceux qui étaient débordés et proposaient un rendez-vous à 6 mois. Et, enfin, celui de la clinique où je vais subir l’intervention qui proposait un rendez-vous postérieur, donc, pas franchement utile…

Je passe le test PCR pour pouvoir être hospitalisée (et pourtant, je vais dans une clinique qui a fait scandale car la direction a obligé une infirmière à continuer son service alors qu’elle avait été testée positive au covid! C’est engageant, hein?). Je vais quand même au rendez-vous avec l’anesthésiste qui lui, avec un coup de fil, règle le problème et avance l’écho pour la mettre dans le timing. Il aurait suffi que le gynéco passe cet appel pour m’éviter tous ces tracas… Bon, ben, il était en vacances et ne s’est mis en relation avec mon pneumologue la veille du rendez-vous, à la demande de ce dernier.

Je revois donc mon gynéco pour qu’il m’explique mieux l’opération, me donne les papiers à remplir, signer, et surtout m’expliquer que j’aurai 250,00€ à sortir de ma poche.

En vous remerciant.

Et pensez à faire votre pré-rentrée avant de partir.

La secrétaire : »Vous voulez une chambre double à 30,00€ ou simple à 65,00€?

Moi, naïve : Vous mettez les patients par 2 malgré les conditions sanitaires?

Elle : Ben oui! Alors, votre choix? »

Ben, j’ai pris la chambre seule, en plus, ils me paient le parking du coup!

Parce que, oui, il est payant et, personnellement, mon état de santé ne permet pas de faire un si long trajet pour arriver à pied à la porte. Ah bon, c’est une clinique? C’est prévu pour les gens malades? Pas étonnant, alors, qu’il faille se battre pour trouver des places!

Donc, je n’ai pas d’autre issue que cette intervention puisque je n’ai pas le droit d’être anémiée et je vais débourser 315,00€ en plus de ce qui est déjà pris en charge par la sécu.

Comment font les gens qui ne sont pas économes ou qui, simplement, ne surveillent pas chacun des euros qu’ils dépensent, comme moi je le fais?

Des achats de fournitures pour loisirs créatifs pour occuper mes mains et ma tête avant mon hospitalisation de juin à Paris? Heu, non, pas le budget : j’ai clinique!…

522284

 

 

Les Vacances, c’est épuisant! 6 mars, 2021

Classé dans : Hypertension Artérielle Pulmonaire — donjonetjardin @ 19:56

Les garçons attendaient ces vacances avec impatience. Arthur a été en repos la deuxième semaine. Alexis a corrigé tous ses paquets de copies et Robin a eu des devoirs à rendre pendant les vacances. Déjà qu’il ne sait jamais quand il doit travailler et quand il peut se détendre avec l’alternance des semaines en présentiel et celles en distanciel…

Mais, dans l’ensemble, ils ont pu décompresser.

Quant à moi, j’ai passé 2 jours à l’hôpital pour faire un bilan ( il s’avère que mon état n’est pas mauvais mais moins bon que dans les mois passés. Du coup, en juin, je retourne à Paris pour refaire un bilan et savoir si mes résultats proviennent d’une aggravation de ma maladie ou d’un mauvais passage.) J’ai passé un test PCR pour pouvoir subir une perfusion de fer. J’ai trouvé, un matin très tôt, un rendez-vous à l’autre bout du département pour être vaccinée. Evidemment, je l’ai pris, et, le lendemain, j’avais reçu ma première injection.

A l’issue de ces vacances, j’avais 2 trous de cathéters à gauche, 1 pour le cathétérisme à droite, 1 dans le pli du coude gauche pour le test sérologique covid et 1 dans  l’épaule gauche pour le vaccin.

Bref, je viens de passer une semaine pour récupérer!

 

emoticones3d117.gif

 

 

Piqouze, n’ai toujours pas! 15 février, 2021

Classé dans : Hypertension Artérielle Pulmonaire — donjonetjardin @ 15:46

Comme Monficus l’a dit : « Prends patience,  Petit Scarabée,  et piqouze tu auras »… 

Et ben, on n’est plus au niveau de la patience quand les toiles d’araignée s’installent entre mon téléphone et mon poignet, sans compter les fausses joies sur internet (des places sont disponibles,  mais elles ne sont accessibles qu’aux plus de 65 ans…)! Donc,  toujours pas de vaccin pour moi.

J’avoue que je suis UN PEU en soucis, sachant que je serai à  l’hôpital  mercredi et jeudi pour mon cathétérisme. En plus de l’inquiétude liée au verdict de l’examen, j’ai le stress de savoir si je vais rentrer à la maison aussi propre de virus que ce que j’en suis sortie…

Heureusement,  Là-hautcieux a dit : »Mourir de ça ou d’autre chose »… oui, c’était un jour où il n’avait pas une grande forme…

522284

 
 

 

Va(ccin), je ne te hais point! 19 janvier, 2021

Classé dans : Hypertension Artérielle Pulmonaire — donjonetjardin @ 11:17

Jeudi soir, je vais sur internet pour connaître les mesures permettant de protéger élèves et profs… bon ben, rien.

Et dans le flot de pas grand chose qui a été dit, une mesure : vaccination « en très haute priorité des personnes à très haut risque ».

Quelle n’est pas ma surprise de découvrir que j’en fais partie! (amis HTAP, nous sommes en haut de la 5ème et dernière page de la  Liste de pathologies rares justifiant une vaccination en très haute priorité contre la COVID-19 Filières de Santé Maladies Rares). Moi, je savais que j’étais « à très haut risque », mais, apparemment, j’étais toute seule, parce que, jusqu’à jeudi dernier, pour le gouvernement, « les vulnérables » comme moi, étaient prioritaires de la 3ème vague de vaccination, avec les sans abri.

Alors, jeudi, quand je regarde la liste des maladies rares, et que la mienne y est, je suis ravie.

Vendredi matin, je vais sur sante.fr après avoir erré sur sante.gouv (où on ne comprend pas ma requête quand je demande « sites de vaccination »). Je cherche les centres de vaccination ouverts pour mon département. Il en existe 6. Je choisis celui qui est le plus près de chez moi (20 mn, c’est correct). On me propose 2 possibilités pour prendre rendez-vous. Je choisis « en ligne ». Et, quand on clique, on nous indique : « Vous ne pouvez pas prendre rendez-vous en ligne avec ce praticien« . Il faut appeler. Je tente les 5 autres : pareil.

Il se trouve que, vendredi, nous signions pour un logement pour Arthur sur Toulouse. Nous sommes rentrés à 21h.

Aussi, lundi matin, j’ai pris mon téléphone, composé le numéro et entendu une voix suave et masculine m’alertant que la durée d’attente dépassait les 10 mn, qu’il m’encourageait à rappeler ou à passer par internet. Sauf que, le site internet nous indique toujours qu’il est impossible de faire cette démarche.

Je rappelle, je rappelle, je rappelle, je rappelle, je rappelle, je rappelle, je rappelle…

Hop, un robot me demande quel est mon département ; j’appuie avec le cœur battant sur les touches, pour entendre que la durée d’attente dépasse les 10 mn…

Je rappelle, je rappelle, je rappelle, je rappelle, je rappelle, je rappelle, je rappelle…

Hop, mon appel bascule, je vais enfin parler à un être humain… Bon ben, je suis mise en relation avec un secrétariat quelconque de l’hôpital de Montauban, et, avec un monsieur qui voudrait vraiment m’aider et qui aimerait beaucoup parler. Heu, pas moi, j’ai du boulot!

Je rappelle, je rappelle, je rappelle, je rappelle, je rappelle, je rappelle, je rappelle..

Vers 15h30, on me passe enfin une dame.

Moi : « Oh, je suis tellement contente de vous entendre!

Elle : Je vais vous décevoir, il n’y a plus de rendez-vous possibles. Essayez de rappeler en fin de semaine à partir de 9h. »

Tristesse et fatigue

Ce que je viens de vous raconter fait l’objet d’un article aujourd’hui dans la Dépêche.

Petite remarque : si le problème, c’est juste qu’il manque des dates au planning, il suffit de rajouter des pages. Ce qui bloque la prise de rendez-vous c’est, à mon sens, l’absence de produits à injecter. Et ça, c’est pas très rassurant!

Que les personnes de + de 75 ans soient vaccinées, je trouve ça très bien. J’entendais aux infos de 13h une dame âgée dire qu’elle est en fin de vie et qu’elle veut pouvoir voir ses petits-enfants sans risque.

Moi, mes dangers, je les ai à la maison, chaque jour. Et même si je ne sors que pour aller aux consultations médicales (ça ne change rien de mon quotidien d’avant covid: il est des gens qui sont confinés depuis plus de 10 ans…), le virus peut très bien entrer chez moi avec mon lycéen de fils, mon prof de mari (eux aussi, mangent à la cantine) et, bientôt, mon étudiant de fils aîné…

Alors, vaccin ou tocsin?

Va(ccin), je ne te hais point! dans Hypertension Artérielle Pulmonaire

 

 

L’Absence de malheur… 9 décembre, 2020

Classé dans : Hypertension Artérielle Pulmonaire — donjonetjardin @ 15:35

… C’est déjà du bonheur.

Hier, je suis allée à l’hôpital pour une perf. de fer. 

L’infirmière n’a pas réussi à me piquer après 2 essais (un dans l’avant-bras et l’autre sur la main).

Bleus

Elle a passé le relais à sa collègue qui m’a placé le cathéter au poignet droit. Et c’était parti pour 3 heures sans bouger dans une pièce pas chauffée.

Les deux infirmières doivent se dupliquer pour les 40 patients qu’elles ont sur l’étage dans la journée. Les accompagnants sont interdits en cette période de covid. Alors, elles se retrouvent dans des situations ubuesques comme avec ma voisine de chambre qui ne parlait pas la langue et qui devait passer une coloscopie, ce qui sous-entend un protocole très rigoureux que les infirmières n’ont pas pu checker puisque ma voisine ne comprenait pas un mot : elle a validé les 3 dates de naissance qu’on lui a proposées…

Les infirmières m’ont expliqué que leur plus gros souci, depuis l’absence des accompagnants, était les malades atteints de la maladie d’Alzheimer parce que le service est ouvert et qu’elles en récupèrent souvent sur le parking en train de s’en aller.

Sans compter les jeunes majeurs… La semaine dernière, une jeune file devait passer une coloscopie : elle était toute seule et majeure depuis 3 jours. Elle a pleuré pendant une heure. Les 2 infirmières se sont relayées auprès d’elle pour lui apporter un peu de réconfort.

Elles n’arrêtent jamais, n’ont pas le temps de se poser. Elles sont clairement en sous effectif face à la tâche qui leur est confiée. 

Alors, quand la première infirmière m’a ratée, et m’a fait mal, je ne lui en ai pas voulu. Je me suis réjouie que la deuxième ait réussi.

Et, aujourd’hui, je me dis : « Temps pourri. Je dois emmener Robin au lycée alors qu’il est en semaine de distanciel et je suis toujours sous diurétique (parce qu’il a une réunion de délégués au sujet du repas de la cantine. Chez nous, le miam, c’est important!). Le volet roulant qui nous permet de sortir dans le jardin est en panne et le réparateur ne peut venir que fin janvier… Mais, qu’importe. Aujourd’hui est un bon jour car je ne vais pas à l’hôpital! »

3dinfirmie8repiqure.gif

 

 

Profs et élèves, les sacrifiés de la rentrée 1 novembre, 2020

Classé dans : La Chambre — donjonetjardin @ 16:39

Quand, comme de nombreux Français, j’ai entendu notre président dire qu’il y avait un nouveau confinement, j’ai été soulagée parce que le nombre de nouveaux cas dans notre département augmente vraiment vite et il faut absolument bloquer cette progression.

Quand j’ai entendu que les lycées restaient ouverts, je n’ai d’abord pas bien compris. Je n’ai percuté qu’en voyant le regard pétrifié de mon fils lycéen.

C’est un très bon élève. Il n’adore pas le lycée mais s’y trouve bien mieux qu’au collège. il est délégué de sa classe : ce n’est ni un tire-au-flanc ni un fainéant.

Il a juste peur. Il ne comprend pas. Il a lu, comme moi :

« Le tiers des clusters de coronavirus vient du milieu scolaire et universitaire, mais ils sont plus nombreux dans les collèges, les lycées et les universités que dans les écoles maternelles et primaires, selon les chiffres de Santé publique France. » (20 Minutes du 02.10.2020)

Depuis, il cauchemarde : il est obligé d’entrer dans un manoir où il y a des monstres qui le contaminent… Fantastique.

Il reste avec moi en disant que dès demain, on ne pourra plus faire de câlins, qu’il va rentrer du lycée, aller directement dans sa chambre et que c’est là qu’on lui apportera à manger…

Ce n’est pas la vie que je veux pour lui. Ni pour moi.

On nous dit que c’est pour éviter le décrochage scolaire… Ils sont 37 dans la classe de Robin. Il y a des bureaux dans l’embrasure des portes parce que ça ne contient pas autrement. Même les mesures de sécurité de base ne sont pas en mesure d’être respectées. Le ministre s’est posé la question du décrochage, en ne donnant pas de  moyens aux lycées? On nous dit que les élèves décrochent à la maison. Plus qu’au fond de la classe?

On nous dit que c’est important pour leur santé mentale. Quelle sera la santé mentale de mon fils si, malgré ses précautions, il me transmet cette maladie qui pour moi ne peut avoir qu’une issue fatale?

On nous dit que les adultes doivent impérativement travailler en télétravail. Qui mieux que les jeunes en sont capables, surtout avec les moyens qui se sont largement améliorés depuis le dernier confinement.

Et les profs? Quantités négligeables, ils sont en contact avec des jeunes qui ont peut-être vadrouillé pendant les vacances, qui ne portent pas tous correctement le masque, et qui macèrent dans des classes peu ventilées… Il faut ouvrir les fenêtres, certes. Vous feriez cours ou prendriez des notes en doudoune?

De qui se moque-t-on?

Certains pensent que les profs et les élèves sont gonflés de la ramener quand des soignants sont, eux, au contact du virus en permanence sans droit de retrait. Il me semble que l’évidence c’est que eux ne peuvent, évidemment, pas faire autrement.

J’ai signé tout à l’heure une pétition pour qu’on repense ce reconfinement en tenant compte des lycées. Je suis surprise du peu de signatures.

Je veux pouvoir protéger mon fils. Je veux pouvoir me protéger et passer le cap de l’énorme vague de contaminations actuelles.

https://www.mesopinions.com/petition/sante/faut-proteger-nos-jeunes-adultes-lycee/112608

522284.gif

 

 

Prière pour une mort dans la série Les 100 18 octobre, 2020

Classé dans : Prière — donjonetjardin @ 8:00

Le mois dernier, j’ai perdu une amie, Françoise. Elle avait la même maladie que moi. On se soutenait beaucoup. 

C’était une femme incroyable qui avait voyagé dans le monde entier et qui avait aimé la vie intensément… et les gens.

Elle avait subi avec horreur le comportement infame de certaines infirmières de l’hôpital qui la suivait à la capitale (comme quoi, tout n’y est pas bon!). C’était une guerrière. Et puis, son corps a lâché.

 

En ce moment, je regarde la série Les 100.

Accompagnant la mort de Lexa, on trouve cette prière.

Que la paix accompagne ton envol. Et que l’amour t’accueille à ton arrivée. Que ton voyage se fasse…

Je voudrais la lui dédier.

Pour ceux que ca interesse, la video est au lien suivant : ici.

emoticones3d117.gif

 

 

Il faut une petite dose de courage 26 août, 2020

Classé dans : La Chambre — donjonetjardin @ 12:20

Vendredi dernier, j’ai fait une hémorragie. J’ai dû arrêter les piqûres dans le ventre pour permettre à la cicatrice du polype de se refermer correctement avant de recommencer à recevoir des anti-coagulants.

Et c’est ce matin que je redémarre les piqûres. Ça m’a hantée tout hier. Je redoute ce soir. La semaine prochaine, je testerai mon INR pour voir si je suis remontée dans la bonne cible et si je peux reprendre un traitement oral (yay!).

 

Citation Eragon courage : - Pourquoi tu m'as choisi ? - Pour ton ...

522284.gif

 

12345...8
 
 

fuller47 |
Vendre à tout prix |
LES ESTABLES |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Creavie
| Histoires d'Abzac
| Dragon Ball Ultimate