Donjon et Jardin

 

Mot d’enfant 5 novembre, 2019

Classé dans : Mots d'enfant — donjonetjardin @ 9:05

Il y a quelques jours, Robin m’a dit une phrase que j’essaie de retenir et appliquer :

Maman, tu es là pour nous soutenir, pas pour régler nos problèmes à notre place.

Difficile pour moi qui voudrais les protéger de tout et qui en suis incapable…

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Pensée du jour 3 octobre, 2019

Classé dans : La Pensée du jour — donjonetjardin @ 8:30

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Source : lifehack

J’ai appris que le courage n’était pas l’absence de peur mais la capacité à la vaincre. L’homme courageux n’est pas celui qui n’a pas peur, mais celui qui domine cette peur.

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Pensée du jour 3 juin, 2019

Classé dans : La Pensée du jour — donjonetjardin @ 10:25

« Nous sommes si nombreux à nous contenter d’avancer un pied devant l’autre, sans même nous étonner de ce petit miracle matinal. »

Michel Serres

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Au moins, c’est clair! 23 janvier, 2019

Classé dans : Hypertension Artérielle Pulmonaire,Mots d'enfant — donjonetjardin @ 9:57

Ce matin, j’ai emmené Robin au collège et ça nous a permis d’avoir une conversation édifiante.

Venu de nulle part.

Robin : Tu sais que tu ne peux pas claquer cette année parce que entre la nouvelle pompe et peut-être la greffe, ça suffit!

Moi : Tu es conscient que je fais ce que je peux globalement…

Robin : je sais, mais tu sais aussi qu’il faut que tu me donnes du temps et que c’est interdit que tu meures avant que je sois majeur. Il faut que je sois un peu plus grand pour que je puisse faire mon deuil et te survivre.

Et ben, au moins, c’est clair…

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« L’Espoir, le sale espoir » 26 novembre, 2018

Classé dans : Hypertension Artérielle Pulmonaire — donjonetjardin @ 11:36

Depuis cet instant, où allongée sous ce champ stérile, j’ai appris que mon traitement sous pompe ne faisait plus effet, depuis que j’ai senti mes larmes couler sans pouvoir les essuyer pour ne pas contaminer mon cathétérisme, mes mains devant rester immobiles, je pense souvent à Antigone d’Anouilh que j’ai étudiée avec mes élèves.

Et puis, surtout, c’est reposant, la tragédie, parce qu’on sait qu’il n’y a plus d’espoir, le sale espoir; qu’on est pris, qu’on est enfin pris comme un rat, avec tout le ciel sur son dos, et qu’on n’a plus qu’à crier, — pas à gémir, non, pas à se plaindre, —  à gueuler à pleine voix ce qu’on avait à dire, qu’on n’avait jamais dit et qu’on ne savait peut-être même pas encore. Et pour rien : pour se le dire à soi, pour l’apprendre, soi. Dans le drame, on se débat parce qu’on espère en sortir. C’est ignoble, c’est utilitaire. Là, c’est gratuit. C’est pour les rois. Et il n’y a plus rien à tenter, enfin !

Je suis convoquée début décembre sans possibilité d’en reparler entre temps avec les médecins ; je suis chargée de relayer la mauvaise nouvelle autour de moi…

L’affreux espoir que je nourrissais depuis peu, me sentant plutôt bien… Cet affreux espoir n’est plus depuis que j’ai entendu le médecin me parler de la nouvelle pompe qu’il va m’implanter lors de mon prochain séjour en semblant se convaincre lui-même que le Veletri est plus efficace que le Remodulin…

J’ai le sentiment que, alors que je regardais vers le futur, un mur bien épais s’est dressé juste devant mon nez, et je n’ai plus de recul du tout sur la situation. Parce que, après tout, ma maladie a terrassé un premier vaso-dilatateur, je ne sais pas pourquoi le nouveau résisterait mieux. Après, la seule issue serait donc la greffe coeur-poumon… J’ai tort d’être terrorisée?

Et, je n’ai rien vu venir…Quelques jours avant mon hospitalisation, Robin me parlait de ses futurs enfants, qu’ils m’appelleraient « Mamie Gali »… Je n’ai même pas encore eu le courage de lui dire que je ne serai peut-être pas avec lui à Noël. Un rendez-vous manqué avec certitude, c’est l’anniversaire d’Alexis… En cadeau, il va s’occuper tout seul de toute la maisonnée pendant plus de 10 jours…

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Journée de la Femme… Surprise! 8 mars, 2018

Classé dans : Le Salon de musique — donjonetjardin @ 10:09

Pendant bien des années, j’ai intégré l’image de Dieu-homme vieux, barbe blanche.

« A Propos d’un Détail », Hugues Aufray

« Après bien des années à courir l’univers, 
Trois savants cosmonautes revinrent sur la terre, 
Ils annoncèrent bientôt qu’ils avaient de leurs yeux 
Vu notre créateur, celui qu’on nomme Dieu. 

Le monde chaviré attendait plein d’espoir 
La fusée des savants qui bouleversait l’histoire. 
Des quatre coins du monde, les grands théologiens 
Vinrent se rassembler pour attendre en lieu saint. 

On voulut conserver à cette réunion, 
Une vraie neutralité pour toutes les religion. 
Et on choisit une île au bout du Pacifique 
Que l’on avait soustraites aux essais atomiques. 

On pouvait voir le Pape, rêvant sous les palmiers 
Aux rythmes langoureux des douces vahinés. 
Comme un simple touriste, un évèque anglican 
Se dorait au soleil sous son panama blanc. 

Des juifs et des laïques qui faisaient les cents pas 
Au milieu des indiens, des russes et des chinois 
Et tout ce gentil monde dans un unique choeur 
Qui priait en secret que ce Dieu soit le leur. 

Chaque seconde passait plus longue qu’une année 
Tous les peuples vibraient d’une même anxiété. 
L’instant était venu où l’on saurait enfin 
Qui se cache là-haut derrière le mot divin. 

Pour célébrer ce jour unique dans l’histoire, 
Y avait toutes les télés en couleur et en noir, 
A l’exception pourtant de notre ORTF 
Qui était tombée en panne le matin, enfin bref. 

A 14 H 28 à l’instant annoncé, 
On vit du bout du ciel descendre la fusée. 
Quelques instant plus tard, le saint hélicoptère 
Repérait la cabine ballotée par la mer. 

On vit plonger bientôt les fameux hommes-grenouilles 
Qui évitent en principe que les savants se mouillent. 
Je vous passe les détails de la cérémonie 
Et je reprends plus loin la suite de mon récit. 

Dans un silence unique, le chef de la mission 
S’adressa en ces termes aux chefs de religions. 
Messieurs, le monde est grand et l’erreur est humaine. 
Ce que je vais dire va vous faire de la peine. 

Car si un Dieu unique un jour nous a crée, 
Il n’est pas pour le moins comme vous l’imaginez. 
Je me dois aujourd’hui de dire ce que j’ai vu. 
A vous de décider si vous êtes déçus. 

Source: Paroles.net

 

Car le Bon Dieu du Ciel, maintenant c’est certain

Est un être charmant de sexe féminin

Et je dois avouer à sa plus grande gloire

Que c’est une jolie fille et qu’en plus, elle est noire! « 

Certains vont avoir une surprise…

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Le présent est un cadeau 7 mars, 2018

Classé dans : La Pensée du jour — donjonetjardin @ 9:41

Ce week-end, on a regardé Kung Fu Panda

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« Hier est l’histoire, demain est un mystère mais aujourd’hui est un cadeau, c’est pourquoi ça s’appelle le présent. »

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Permis de conduire sans se faire pousser hors de la route 5 mars, 2018

Classé dans : L'Aude — donjonetjardin @ 10:28

Aujourd’hui, pour nous, c’est la rentrée et, comme l’a dit Alexis à Petit Robin qui avait la larmichette à l’œil : « Parfois, pleurer, ça fait du bien, ça chasse les cacas de l’œil… » C’est presque beau comme un poème à broder sur un mouchoir…

Toujours est-il que nous reprenons le chemin qui du collège, qui du lycée, qui de son ordi aujourd’hui. Nous avons passé de bons moments en Franche Comté même avec très peu de neige. C’était beau et c’est la première fois que j’y monte en hiver. Au retour, nous sommes passés par la Drôme, par Marseille pour rentrer enfin dans notre tanière et nous faire surprendre par la fin des vacances!

Ça faisait beaucoup de route et on a rencontré toutes sortes de façons de conduire. Ce qui m’a le plus choquée, c’est qu’un automobiliste se rabatte sur nous, quasiment à notre hauteur, donc en nous voyant très bien, nous faisant presque sortir de la route au niveau de la Cité de Carcassonne. J’ai klaxonné pour qu’il reste sur sa voie. L’homme, en tort, nous a offert son plus joli doigt. Surement une marque de repentir d’avoir failli nous tuer…

Je rejoins assez cette chronique de Marina Rollman :

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Quel était son objectif? Mystère… Toujours est-il que ça nous a causé à tous une brave frayeur!

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Mot d’enfant 17 octobre, 2017

Classé dans : Mots d'enfant — donjonetjardin @ 20:51

Robin : « Tu sais,  Maman, on vit dans un monde « crapitaliste ». Avec des capitalistes et surtout des crapules »

Plutôt vrai, tristement…

Mot d'enfant  dans Mots d'enfant 22400

 

 

« Ceux qui vivent », Victor Hugo 18 mai, 2017

Classé dans : La Bibliothèque — donjonetjardin @ 12:15

J’aime beaucoup ce poème. ..

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Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent ; ce sont
Ceux dont un dessein ferme emplit l’âme et le front.
Ceux qui d’un haut destin gravissent l’âpre cime.
Ceux qui marchent pensifs, épris d’un but sublime.
Ayant devant les yeux sans cesse, nuit et jour,
Ou quelque saint labeur ou quelque grand amour.
C’est le prophète saint prosterné devant l’arche,
C’est le travailleur, pâtre, ouvrier, patriarche.
Ceux dont le coeur est bon, ceux dont les jours sont pleins.
Ceux-là vivent, Seigneur ! les autres, je les plains.
Car de son vague ennui le néant les enivre,
Car le plus lourd fardeau, c’est d’exister sans vivre.
Inutiles, épars, ils traînent ici-bas
Le sombre accablement d’être en ne pensant pas.
Ils s’appellent vulgus, plebs, la tourbe, la foule.
Ils sont ce qui murmure, applaudit, siffle, coule,
Bat des mains, foule aux pieds, bâille, dit oui, dit non,
N’a jamais de figure et n’a jamais de nom ;
Troupeau qui va, revient, juge, absout, délibère,
Détruit, prêt à Marat comme prêt à Tibère,
Foule triste, joyeuse, habits dorés, bras nus,
Pêle-mêle, et poussée aux gouffres inconnus.
Ils sont les passants froids sans but, sans noeud, sans âge ;
Le bas du genre humain qui s’écroule en nuage ;
Ceux qu’on ne connaît pas, ceux qu’on ne compte pas,
Ceux qui perdent les mots, les volontés, les pas.
L’ombre obscure autour d’eux se prolonge et recule ;
Ils n’ont du plein midi qu’un lointain crépuscule,
Car, jetant au hasard les cris, les voix, le bruit,
Ils errent près du bord sinistre de la nuit.

Quoi ! ne point aimer ! suivre une morne carrière
Sans un songe en avant, sans un deuil en arrière,
Quoi ! marcher devant soi sans savoir où l’on va,
Rire de Jupiter sans croire à Jéhova,
Regarder sans respect l’astre, la fleur, la femme,
Toujours vouloir le corps, ne jamais chercher l’âme,
Pour de vains résultats faire de vains efforts,
N’attendre rien d’en haut ! ciel ! oublier les morts !
Oh non, je ne suis point de ceux-là ! grands, prospères,
Fiers, puissants, ou cachés dans d’immondes repaires,
Je les fuis, et je crains leurs sentiers détestés ;
Et j’aimerais mieux être, ô fourmis des cités,
Tourbe, foule, hommes faux, coeurs morts, races déchues,
Un arbre dans les bois qu’une âme en vos cohues !

Victor Hugo, Les Châtiments 

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